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 Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]

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Aellia Jones

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MessageSujet: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Lun 4 Oct - 21:11

«Il est impossible de se tenir debout en ce monde sans jamais se courber. »
Proverbe Japonais.

L’avion amorçait doucement sa descente dans le ciel déjà irisé du feu du soleil couchant. Dans la carlingue, pas un bruit ne régnait. Quasiment toutes les personnes présentes dormaient. Seuls quelques combattants restaient éveillés, leur regard rivés sur les hublots ou droit devant eux. Parmi eux, une jeune fille était en position statique depuis la troisième minute du vol. Ses yeux, seuls, bougeaient de temps à autre, lorsqu’elle scrutait le ciel avec calme. Seule cette partie de son être semblait réellement vivant, c’était impressionnant.

Aellia avait prit l’avion à Londres en direction de Chicago sur les ordres de la Congrégation et donc de Komui. Elle avait été envoyée seule, armée de son innocence, à la traque d’un élément manquant de la congrégation. Bien qu’elle n’ait pas vraiment compris pourquoi c’était elle, la félonne, que l’on envoyait sur une mission pour retrouver un exorciste en fuite ; elle avait accepter son devoir sans un mot. Comme elle l’avait promis, elle servirait désormais l’Ordre Noir. Il n’était pas de ses principes de comprendre et de chercher des excuses aux gens. On ne lui en avait jamais donné, pourquoi laisserait-elle une chance à un inconnu ?

*Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse*

La blonde secoua brusquement la tête pour chasser cette phrase de son esprit. Bien que cette affirmation soit une de ses plus grandes règles, en acceptant de revenir servir l’Ordre, elle avait accepter de l’oublier et d’en faire fît. Aujourd’hui aussi. Et pour vraiment l’oublier, elle sortit de sa poche un ensemble de quatre feuilles pliées et maintenant abîmées. Elle parcourut des yeux l’ordre de mission. On lui signalait la position où avait été vue l’exorciste pour la désormais comme étant un entrepôt sur ses docks de la ville. Ensuite suivait une fiche sur l’exorciste rechercher. La félonne la dédaigna. Elle ne voulait pas connaitre son ennemi, qui était en plus un de ses alliés. Elle jeta un bref coup d’œil à la dernière page, une photo prise de maillon disparu de l’Ordre Noir, puis rangea le document. L’avion venait d’atterrir.

Une fois sortie de l’avion, Aellia suivit la masse de gens dans le long couloir qui menait au hall de débarquement. Elle était nerveuse, bien que rien sur son visage ne l’indiquât. Peut être était-elle plus pâle que d’habitude, peut-être oui… La raison de cette anxiété ? Sa précieuse innocence, le cœur même de sa vie, reposait dans sa valise, en soute de l’avion. Elle n’avait pas eut le droit de la garder avec elle pour le voyage. Sans son Shuo Gun, elle se sentait nue, vulnérable et surtout très seule. Sa course avec la foule la fit arriver au hall de débarquement au moment où les bagages étaient déposés sur les tapis roulants. Elle s’en approcha et repéra d’un coup d’œil sont sac noir, presque vide. Elle l’attrapa, le mit sur son épaule et se dépêcha de sortir pour prendre un taxi.

Son premier arrêt fut à l’hôtel que le Grand Intendant lui avait fait réservé. Elle récupéra la clé de sa chambre, puis y alla. Ce ne fut que lorsqu’elle fut dans la chambre que son attitude se dérida. Ses muscles se relâchèrent. Son premier mouvement fut d’ouvrir le sac pour un récupérer sa précieuse arme parmi les quelques vêtements qu’elle avait emporté. Ensuite, elle choisit de quoi se changer et alla prendre une rapide douche. 15minutes d’eau froide. Elle en ressortit calme et détendue. Habillée d’un short en jean, sur un collant noir et d’un marcel tout aussi foncé, elle paraissait tout à fait humaine et normale.

Ses pas la menèrent jusqu’à la fenêtre de sa chambre. Elle se perdit dans la contemplation de la ville. Chicago était immense. Cette personne manquant à l’appel des rangs pouvait être partout… Grognant, la blonde attrapa son arme qu’elle plaça dans son dos. Pour éviter d’attirer l’attention, et pour choquer en même temps, elle fixa sur ses épaules une capeline noire, repoussant la large capuche sur ses épaules. Prenant de l’argent et un plan de la ville, elle sortit de sa chambre en coup de vent.

♦♦♦


«Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. »
Proverbe Japonais.

Aellia avait erré longtemps dans la ville américaine. Contrairement à ce qu’elle pensait, son habillement n’avait pas attirer plus que cela l’attention et elle s’était fondue dans une population acceptant facilement l’excentrisme. Grâce à cela, elle avait put aller questionner des gens, croiser au hasard et avait remonter lentement jusqu’aux docks indiqués sur les documents qu’elle avait en sa possession. Puis, à partir de cette endroit, elle avait du chercher, sans rien d’autre comme indice que son instinct.

La quête finit néanmoins par l’ennuyer. Restant un long moment immobile au beau milieu d’un chemin, la jeune fille dut en revenir à une méthode plus conventionnelle. Ressortant le document de sa mission, elle revint aux pages sur la vie de l’exorciste et, sans lire son histoire et les détails sur son innocence, elle chercha juste une adresse ou un lieu cité à Chicago. La chance fut de son côté. On citait un orphelinat, désormais en cendre, et même une rue. Repérant l’endroit sur sa carte, la blonde remit les feuilles en vrac dans sa poche puis s’y rendit avec vivacité.

La chance, ne voulant pas l’abandonner si tôt, lui permit même a pister une sensation. Douleur. Aellia s’arrêta aux abords du bâtiment en ruine et ferma les yeux. Elle sentait. Elle ressentait. Elle pressentait. Son visage passa un instant à cette même souffrance avant de revenir au calme froid. Elle sortit son innocence et l’activa pour plus de sureté. Ensuite, elle se remit en route. Faisant lentement le tour du bâtiment, elle la découvrit immobile à l’arrière des ruines. Sortant la liasse de papier de sa poche, sans même tenter de cacher sa présence par le silence, elle vérifia la ressemblance entre la photo et la personne lui faisant face. Identique. Elle venait de mener une partie de sa mission a bien.

« Retrouve Alicia Evrard, c’est une exorciste qui ne donne plus de ses nouvelles depuis un moment. Une fois que tu l’auras localiser, entre en contact avec elle. Tu dois la ramener à l’Ordre… Par tous les moyens. » Avait dit Komui.

S’avançant jusqu’à se tenir dans un périmètre de 3 mètres de la jeune fille qui était toujours immobile, Aellia la contempla la bouche pincée. Inspirant doucement, elle la détailla en réfléchissant aux mots de son chef. Elle devait la ramener par tous les moyens. La force et la violence y comprit. Contre une alliés. Contre une fille. Contre un égal… Nausée. Aellia se mit en garde, le niveau 1 de son innocence activée et lança d’une voix égale, presque froide :

« Je m’appelle Aellia Kaede, Exorciste pour la Congrégation de l’Ombre. On m’a donnée pour mission de te ramener au QG, quelques soient tes opinions et envies… »

Un sourire effleura ses lèvres. Aellia garda sa position de garde et rajouta simplement d’une voix radoucit, peut être un peu moqueuse et surtout très franche :

« Néanmoins je ne suis pas du genre à priver quelqu’un de sa liberté. Si tu souhaite disparaitre, je te laisserais partir et j’inventerais une histoire pour expliquer mon retour bredouille… Fais ce que bon te semble, Alicia Evrard. »

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Alicia Evrard

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mer 6 Oct - 16:40

Henry Millon de Montherlant à dit « la liberté existe toujours, il suffit juste d’en payer le prix. ». Dans ce cas, pourquoi continu-t-on à enlever la liberté de certain ? Peut-on prétendre que l’on n’a aucun droit sur elle, et qu’elle est propriété des autres ? Peut-on affirmer, sans baisser le regard, que la liberté est réellement unique et personnelle ? Que tous l’on à la naissance, avec tout droit sur elle ? D’ailleurs…Qu’est-ce que la liberté ? Un choix ? Une pensée ? Un don ?

Si seulement ce pouvait être un choix, un mode de vie qu’on se définit. Si seulement on pouvait choisir entre chaîne et liberté. Mais quelque part, si ce mot existe, c’est forcement pour donner une meilleure image de la vie, et donner de l’espoir en chacun. Car, s’il la liberté existe, l’esclavage a été créer bien avant, et définit mieux ce que ressente les Hommes. L’un n’existant pas sans l’autre, ils ne peuvent pourtant coexister, et laisser un choix aux êtres vivants. Comme pour le faible et le fort, il doit y en avoir des deux.

« Je crois que…j’ai été libre, tant que je l’ignorais… »

Dans la vie, personne n’a le choix. Il ne suffit pas de dire ce que l’on veut être, et d’y croire, pour l’être. Il y a une chose que nous n’avons pas encore comprise, c’est que la vérité d’un homme se trouve dans son ignorance. Tant qu’il ne sait pas, tant qu’il ne cherche pas, il reste ce qu’il est, et est insouciant de vivre. Il reste heureux, dans son cocon de mensonge. Mais, malheureusement, qui oserait avouer qu’il n’a jamais tenté de découvrir quoi que se soit sur lui ? Qui ne s’est jamais remit en cause ? Qui ne s’est jamais vanté ? Qui ne s’est jamais rendu compte du sacrifice accomplit, lorsqu’on apprend la vérité ? Ainsi, al liberté vaut réellement un prix, même si elle n’est que futilité.

Retourner sur le lieu de son accident avait coûté bien plus à Alicia. Chaque détail lui revenait à l’esprit, la frappant de plein fouet. Toutes ces souffrances qu’elle avait endurées sur ce lieu de chao, réapparaissaient, sans qu’elle ne puisse les contrer. Elle était comme une larme perdue dans un océan. D’un côté, elle voulait s’enfuir, et oublier, alors que d’un autre, elle voulait mettre un terme à ses souffrances, qui revenaient sans cesse du passé. Elle voulait en finir. Payer une dernière fois, pour ne plus être contrainte de vivre avec.

Chicago, la ville des trafiques en tout genre.

Dès son arrivée, elle avait déambulé dans les ruelles, marchant au hasard, et laissant les souvenirs flotter dans son esprit. Le pas lent, elle n’osait pas s’arrêter, de peur de devoir affronter une page de son passé. Au moins, la marche l’aidait à ne pas trop y penser. C’était le point positif, dans cette journée où tout commençait mal, d’une certaine façon.

Elle continua d’avancer, sans réel but, l’esprit perdu dans le rythme infernal de ses pensées. Des personnes passèrent juste à côté d’elle, sans qu’elle s’en aperçoive. Elle supporta juste le regard froid qu’ils posaient sur elle, comme sur chaque étranger à cette ville. Elle n’était pas le bienvenu. Elle le savait. On l’avait déjà exilé une fois.

Mais cette fois-ci, elle ne venait qu’en tant que touriste, si le terme était approprié. A vrai dire, elle venait ici pour affronter les fantômes de son passé, pour être enfin libéré d’un lourd fardeau. Depuis qu’elle était revenue ici avec Gabriel, l’akuma modifié qui lui avait permis de devenir exorcistes, elle sentait pesé en elle un sentiment étrange d’avoir un lien fort avec Chicago. Elle se sentait presque comme chez elle, ici.

Pendant une heure – ou peut-être deux – elle continua à marcher ainsi, plongé dans le monde profond de ses pensées. Ce ne fut que lorsqu’une larme glissa de sa joue qu’elle s’arrêta enfin. A un endroit précis. Le seul endroit qu’elle aurait souhaité ne jamais revoir de sa vie. Le monde pouvait parfois être cruel. Ou peut-être n’était-ce que le hasard.

Elle s’agenouilla, et tendit la main vers un poignard planté dans le sol. Un fil y était attaché, et elle le suivit, lentement. De chaque côté de ce poignard, relié par ce fil, deux autres étaient enfoncés dans la terre. Trois poignards formant un triangle. Et au centre, un rosier rouge qui poussait depuis un long moment. Depuis qu’elle avait enterré Gabriel ici, avant que son corps ne retombe en poussière. Elle caressa les roses qui fleurissaient toujours, malgré l’environnement dégradé tout autour de lui. A croire que la vie de son ange gardien continuait à travers ce rosier, qu’il défendait comme il l’avait défendue. Car, visiblement, personne n’avait réussi à l’arracher, ni à le détruire.

Cachant sa tristesse, elle se releva et s’appuya contre un mur. Le mur de son ancien orphelinat. Ce vieil immeuble désaffecté où elle avait vécu deux ans avec d’autres jeunes enfants. Elle sentait encore les ravages de l’incendie sous ses doigts. La tombe de Gabriel ne se trouvait pas là par hasard. Elle avait voulut lui rendre hommage, et l’emmener à l’endroit qui leur avait changé la vie à tout les deux. Elle, parce qu’elle est devenu aveugle, et lui, parce qu’il à pu lui rendre la vue grâce à cette barre de fer…

Le passé n’était pas si loin, finalement. Elle se souvenait encore de chaque détail. Même plongé dans les ténèbres, elle avait su comprendre ce qu’il se passait. Cette barre de fer qui l’avait transpercée…Gabriel avait absolument tenue à ce qu’elle la garde. Il lui avait dit que c’est l’unique objet qui pourra lui rendre ce qu’elle a perdu. Une innocence, qui, en plus d’être responsable de son handicap, pouvait lui rendre ce qu’elle lui avait enlevé.

-Mais qui me rendra ce que j’ai perdu…lorsque tu es partit ? murmura-t-elle, doucement.

Elle soupira, et se colla complètement au mur, laissant sa mèche retomber sur son visage. La joie n’était pas dans son cœur. Et elle sentait que le poids de la culpabilité était encore en elle. Venir ici ne lui avait servit qu’à réveillé des sentiments qui auraient dû rester enfoui. La compagnie de son ancien ami lui manquait terriblement. Elle lui devait tout. De sa liberté à sa force. Et pour le remercier, elle n’avait pu que lui enfoncer une épée dans le cœur pour mettre fin à ses souffrances. Il fallait croire que l’injustice accompagnait les pas de la jeune fille.

Un bruit derrière elle la sortit des torpeurs de ses pensées. Elle se redressa, face à la tombe, et attendit, immobile. Elle n’avait pas encore envie de partir. Il était trop tôt. Elle avait besoin de rester là, à sentir la présence de Gabriel, sous cette tombe. Même s’il n’y avait plus qu’un rosier pour le représenter, à présent. Ce qu’elle ressentait là, elle était la seule le comprendre. C’était un lien d’amitié. Presque comparable au lien qui unit frère et sœur.

Plus encore, Gabriel avait été son sauveur.

« Tu m’avais dit que ta route continuais dans mon cœur, tant que je ne t’oublierais pas. Mais je me sens si seule, sans toi… »

La personne qui se trouvait derrière elle s’immobilisa à son tour. Un bruit de papier froissé parvint jusqu’à ses oreilles. Elle soupira. On ne pouvait pas lui foutre la paix ?

Elle posa les mains sur les manches de ses épées, et les dégaina. Puis, lentement, elle posa la pointe de l’une des lames à l’intérieur du triangle que formaient les poignards, et traça habilement une croix. Puisqu’il n’en avait pas eut le droit, autant la lui offrir maintenant…Même si cette croix avait été tracé à contre cœur. Pour Alicia, mieux valait rester écartée de toutes ces croyances idiotes et sans intérêt.

Une minute passa dans le silence, sans que personne ne bouge. Celui ou celle qui se trouvait derrière elle ne semblait pas attaché d’importance au fait qu’elle était en train de se recueillir, et n’avait pas plus bougé que la jeune fille.

Et, contre toute attente, cette personne lui parla :

-Je m’appelle Aellia Kaede, Exorciste pour la Congrégation de l’Ombre, lança la personne derrière elle.

Une voix de jeune femme, visiblement. Mieux encore : une exorciste. Alicia sentit la rage monter en elle, mais elle la retint. La curiosité prenait le pas sur la colère froide. Que lui voulait la congrégation ? N’avaient-ils pas encore compris qu’elle ne ficherait pas les pieds là-bas ? Plutôt mourir dans une mare de boue…

D’un geste furieux, elle raya la croix qu’elle avait tracée au sol, sur la tombe de Gabriel. Comment ne pas céder à cette injustice ?

-On m’a donnée pour mission de te ramener au QG, quelques soient tes opinions et envies, poursuivit l’exorciste, sur un ton autoritaire, mais calme.

« Qu’est-ce que j’en ais à foutre de tes missions ? » songea Alicia, pour elle-même.

Cependant, elle ne bougea pas. D’ailleurs, le premier qui parviendrait à la faire partir de cette tombe tant qu’elle ne l’aurait pas décidé risquait gros. Elle n’avait pas fait trente heures de voyage pour venir jusqu’ici, pour que le premier des imbéciles la dérange.

-Néanmoins je ne suis pas du genre à priver quelqu’un de sa liberté, ajouta la jeune fille. Si tu souhaite disparaitre, je te laisserais partir et j’inventerais une histoire pour expliquer mon retour bredouille…

Allait-elle bientôt partir ? Le temps commençait à être long. Il était difficile de penser au passé, lorsque quelqu’un vous dérangeait dans votre méditation.

-Fais ce que bon te semble, Alicia Evrard.

Elle semblait avoir finit. Le silence revint. Lourd. Mais elle ne bougeait pas. Qu’est-ce qu’elle attendait, qu’elle la rejoigne pour aller à la congrégation ? Elle avait plus de chance de le demander à une tortue…Elle voulait simplement qu’on lui foute la paix.

Elle attrapa une rose et la coupa à l’aide de son épée. Délicatement, elle sentit l’odeur exaltante qui s’en échappait, et ferma les yeux, pour se laisser plonger dans ce monde de parfum délicat et délicieux. Puis, trouvant le temps long en compagnie de cette dénommé Aellia, elle rangea l’une de ses lames, devenue trop encombrante, et posa l’autre sur son épaule, histoire de ne pas rester désarmée.

Elle se retourna, et s’approcha de la jeune fille, le regard baissé. Lentement, elle glissa la fleur dans les cheveux de l’exorciste, lui adressa un sourire moqueur, qui traduisait bien son envie de la voir partir, puis elle s’enfonça dans les profondeurs de l’ancien hôtel où l’incendie s’était déclaré. Son pèlerinage à travers ses souvenirs n’était pas encore terminé.

Et la congrégation n’avait qu’à se faire foutre !
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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mer 6 Oct - 17:36

Aellia était restée immobile. Son innocence était activée, encore, mais elle ne la tenait pas en position d’agresseur. Au contraire. La lame qui sortait de l’extrémité supérieur était abaissée et en position de détente. La raison de cet acte volontairement non-violent était les paroles qu’elle avait prononcé. En effet, elle n’avait pas l’intention d’aller contre ses dires. Si Alicia souhaite disparaitre comme elle avait disparut pendant de longues années, elle ne la forcerait en rien. Néanmoins, elle comprenait maintenant la lourde tâche que les exorcistes portaient sur leurs épaules. Plus ils seraient nombreux et unis, plus leur chance de gagné était élevée…

Le silence qui avait suivit ses mots n’était pas mauvais. C’était même plutôt un de ces silences calmes et salvateurs. Aellia avait tenté, pour une fois, de se mettre à la place d’autrui. Elle avait accepté toutes les vagues de souffrance qui émanaient de la jeune fille qui lui faisait face. Elle avait, pour une fois, ouvert son cœur et comprit un peu ce qu’il pouvait se passer dans la tête de l’exorciste félonne. Et sans le vouloir, elle avait vu en elle, un peu de ce qu’elle avait été… ce qu’elle était toujours dans le fond.

La blonde ferma les yeux un instant, laissant son être s’imprégner de ce qu’elle ressentait. Un sourire vint se dessiner sur ses lèvres, triste et douloureux. Un sourire un peu mélancolique, et étrangement calme. Sa main libre se leva et vint effleurer l’endroit où se trouvait son cœur. Puis, elle redressa la tête. Ses yeux mirent un temps un peu plus long à s’accoutumer à la distance et à la luminosité. La fatigue surement. Pourtant, lorsqu’elle eut fait le point, Aellia perdit son sourire. Elle venait seulement de se rendre compte que la jeune fille qui lui faisait face et qui l’ignorait superbement avait dégainer deux épées. La première était une épée d’estoc, la seconde une épée surement de parade… Incroyable. La jeune fille avait toujours adorée els armes blanches et avait manipuler beaucoup d’entres elles. Aujourd’hui, elle avait sous les yeux une innocence scindée en 2épées totalement contrairement parfaitement magnifiques.

*Elle doit être dangereuse en combat singulier…*

Le silence qui s’éternisait depuis ses derniers mots sembla ne jamais vouloir prendre fin. Aellia mis a profit son calme et sa patience. Elle ne savait pas vraiment si c’était là une réaction de moquerie ou une mise à l’épreuve. Tout du moins, Aellia ne la quittait pas des yeux. Ses yeux continuèrent de scruter chacun de ses gestes, d’abord juste des respirations qui soulevaient sa poitrine. Ensuite, la jeune fille utilisa une de ses lames pour coupée une rose près du rosier où elle se trouvait. La blonde trouva alors surprenant qu’il y ait un de ces buissons près d’un immeuble désaffectés et apparemment ayant été ravagée par les flammes. Elle se contint et ne fit aucun commentaire.

Alicia rangea alors une des ses armes, posant l’autre sur son épaule. Attitude décontractée. Aellia détourna les yeux un instant. Lorsqu’il revinrent à leur position initiale, la jeune fille eut un léger mouvement de surprise. La brune s’était mis en mouvement, droit sur elle. La félonne ne bougea pas, la détaillant du regard et maintenant son arme baissé. Son regard resta poser sur le sol, et la blonde ne put le croiser. Elle n’esquissa aucun geste lorsque la jeune fille muette –pour l’instant- leva la main. Elle ne bougea pas plus lorsqu’elle vit la fleur venir vers son visage. Alicia la lui mit dans cheveux. Aellia, elle, étouffa une grimace lorsqu’une épine écorcha son oreille.

Ce ne fut qu’au sourire qu’eut la brune qu’elle réagit enfin. Désactivant son innocence, elle retint un ricanement et la suivit dans les décombres. Elle avait bien comprit qu’elle n’était pas désirée sur l’endroit. Elle avait encore plus comprit que la jeune fille ne voulait que la voir partir. Qu’elle refusait de retourner avec elle a la Congrégation. Mais la réaction avec laquelle elle l’avait montré l’intriguait et… l’amusait. Une fois entrée dans le bâtiment, Aellia s’écarta du chemin que suivait Alicia pour grimper en hauteur sur des blocs de pierre effondrés. De là, elle pouvait la surveiller tout en détaillant l’endroit des yeux.

Sa décision était prise. Elle n’allait pas lâcher d’une semelle la jeune fille. Elle la suivrait partout, quelque soit son choix. Elle ne parlerait pas. Non, comme le Petit Prince avec le Renard, elle allait apprivoiser l’animal sauvage qu’était la brune. Pour parler, elle attendrait qu’elle parle. Pour bouger, elle attendrait qu’elle bouge. Si avec cela elle pouvait effacer un peu de la douleur, qu’elle ressentait par vague, que portait Alicia, elle n’hésiterait pas à la faire. Et puis, dans le fond, elle pourrait peut-être mener sa mission à bien. La brune ne lui avait, en effet, pas dit clairement qu’elle ne viendrait pas. Ceci signifiait pour Aellia qu’elle n’était pas totalement contre l’idée de revenir, un jour…

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Jeu 7 Oct - 20:09

Si tu veux être heureux,
Etre un homme libre
Laisse les autres te mépriser.

Sénèque


La rose représente le monde. Chacune de ses pétales représentent une illusion perdue, aussi belle et sincère soit-elle, et ses épines sont les réalités terrifiantes et douloureuses. La vérité. Et l’on cherche un quelconque réconfort dans son mensonge, on ne regarde que la fleur, qui fait alors figure de mort. Car la fleur la plus imposante d’un rosier étouffe toujours les autres en leur volant leur matière.

La congrégation est une reproduction de la rose, en quelque sorte. Elle paraît belle, paisible, et puissante. Elle est invincible, grâce à ses exorcistes, les piquants dangereux et inépuisable de la fleur. Elle ne peut vivre sans âme, et n’existe que grâce à elles. Seul le cœur de l’organisation connaît la vérité, et elle ne laisse passer que des beaux mensonges pour offrir courage et acte de fidélité à ses serviteurs. Mais elle étouffe tous ceux qui se dressent contre, ou avec eux. Car, en guerre, ce qui importe le plus, c’est d’être la seule grande puissance existante. Et il n’y a alors qu’un seul but : détruire les opposants, quel qu’il soit.

Sans s’en rendre compte, ceux qui font parti de la congrégation ont sacrifié leur liberté, croyant obtenir un toujours plus grand pouvoir. Mais les réalités se confondent avec le mensonge, et bien souvent, ils n’obtiennent que souffrance et mort. Pour cela, Alicia refuse d’y mettre les pieds. Elle a gagné la liberté qu’on lui avait volé par trois fois déjà, et elle refusait de la remettre une nouvelle entre les mains de quelqu’un qui la blesser ait forcement.

Cette jeune fille – Aellia – pouvait continuer de la suivre longtemps. Elle ne ferait plus d’erreur. La congrégation n’avait qu’à voler la vie de quelqu’un d’autre.

...


Elle s’enfila dans un passage recouvert en grande partie par les décombre, et se faufila entre deux poutres, prêtes à céder. Un escalier se trouvait juste derrière, et elle l’emprunta, tendant l’oreille pour vérifier si l’exorciste avait compris le message et s’était enfin décidé à lui foutre la paix. Mais un craquement contre l’une des poutrelles lui confirma qu’elle n’allait pas la lâcher d’aussi tôt.

-Tu cherches quoi, les ennuis ? murmura-t-elle doucement.

Elle accéléra sa marche, et monta rapidement les escaliers, avec aisance. Cela fait plus de quatre ans, mais elle n’avait toujours pas perdue ses repères, ni ses réflexe. Aussitôt le pied poser sur la première marche, elle s’était accroché à la rambarde, qui était noir de suie, et laissait glisser sa main dessus, sentant avec nostalgie toutes ces mains qui l’on frôlé avant elle. Toutes ses mains qui ont disparut dans cet incendie.

Arrivée en haut, elle fit d’abord quelque pas, sans chercher à être discrète. Une vague de souvenir lui revint à l’esprit, montrant les nombreux passages qu’elle avait vécu ici, en compagnie d’autre enfant devenu orphelin beaucoup trop tôt. Il y avait peu de rire – surtout des larmes – mais elle se souvenait de ce lien si particulier qui les unissait. Comme une grande famille. Ils se protégeaient les uns et les autres, ne demandant que de l’amitié en échange. La nourriture trouver était celle de tout le monde, et le partage était la seule règle obligatoire ici. La question de chercher une famille d’accueil pouvait lui apporter un peu plus que ce qu’il y avait ici ne se posait même pas. Tout ce qu’il comptait, c’est qu’ils étaient libre, et ensemble.

A pas lent, elle s’approcha d’un recoin où se trouvait une petite plaque de métal qui avait échappé au feu ravageur. Elle s’agenouilla devant, et la caressa tendrement. C’était ici qu’ils se retrouvaient, afin de partager les maigres récoltes de la journée. C’est ici qu’ils faisaient ce qu’ils aimaient appeler « un repas de famille ». Malheureux celui qui ne comprend pas la chance qu’il a.

Cet endroit ramenait en elle tellement de souvenir, qu’elle avait dû mal à contenir ses sentiments. Et pourtant, un bête incendie avait tout détruit, avalant les dernière preuves d’une enfance innocente. Pauvre, mais libre. Et pour vivre, c’était amplement suffisant. Mais il a fallut que les flammes s’allument, et remplace l’espoir de leur cœur par une peur de mourir ici, sans pouvoir avoir la certitude que quelqu’un dans ce monde pourri repensera un jour à ces jeunes enfants à qui la vie n’avait pas sourit.

Et la survit d’Alicia servait peut-être à cela. A faire rappeler au monde les horreurs des hommes.

Un bruit de pas la ramena à la réalité. Alicia se pinça les lèvres. Qu’est-ce qu’elle faisait encore ici ? Sale exorciste…Si tu as tellement peur de ne pas réussir une mission donnée par tes maîtres, il faudra te battre dans un combat à mort…

L’épée toujours sur l’épaule, elle se demanda un bref instant s’il ne valait mieux pas s’en servir maintenant, histoire de lui faire peur. Parfois, la menace peut-être le remède de tous les maux. Cependant, l’idée que cette exorciste avait certainement une arme à sa ceinture aussi, lui enleva cette idée de la tête. Ce n’était ni le lieu, ni le moment. D’ailleurs, la jeune fille ne semblait pas vouloir engager un combat ici, elle aussi.

-Tu compte me garder sous surveillance ? grommela-t-elle si bas qu’elle seule pouvait entendre.

Elle se releva et s’approcha de la fenêtre. Celle par laquelle elle avait dû sauter pour échapper aux flammes dévastatrices, abandonnant ainsi ses seuls amis. Et six mètre plus bas, c’était l’endroit précis où elle avait été transpercée par la barre de fer qui faisait maintenant office d’épées accrochées dans son dos. Qui sait ce qu’il serait advenue d’elle, si elle n’avait pas sauté, et si elle avait eut assez de courage pour aller tenter de sauver ses compagnons ?

Tout en touchant l’encadrement du bout de doigts pour ressentir le frisson qu’elle avait eut, il y a si longtemps, en voyant le vide, une pensée vint troubler son esprit. Immobile, elle tendit légèrement l’oreille pour surveiller l’exorciste derrière elle. Un doute s’immisça dans son esprit.

Et si Aellia avait vraiment dans l’intention de la capturer, pour l’amener devant cet ordre maudit ?

Elle ne pouvait pas faire confiance à un serviteur de Dieu. Elle se le refusait. Et si cette fille tentait quoi que se soit contre elle, elle n’hésiterait pas à attaquer, sans lésiner sur sa force. Mais, il valait mieux se méfier. Elle ne connaissait rien d’elle, ni sa puissance, ni son style d’attaque, ni sa détermination à accomplir sa mission. Cette solution de l’attaquer n’était peut-être pas si bonne…

Mais supporter sa présence en était une encore moins bonne.

« A choisir, je préfère tenter le moins dangereux pour conserver ma liberté »

Elle se retourna vers Aellia, et lui offrit un sourire en coin. Puis, sans crier gare, elle posa un pied sur le rebord de la fenêtre, et sauta.

Avec l’élan qu’elle n’avait pas eut, lors de son premier saut, elle posa un pied sur le mur, et se propulsa vers le toit de la maison voisine. Elle atterrie dessus sans dommage, et se retourna vers la fenêtre, immobile.

-Transmet mes amitiés à ton chef ! lança Alicia d’une voix forte. Dit lui que je ne suis pas encore assez idiote pour travailler avec sa bande de crétin !

Elle fit une longue révérence, avec son épée, se redressa, et la rangea dans son dos, satisfaite.

Puis, elle se mit à courir comme une folle vers le toit d’en face, courant pour fuir les chaînes de l’esclavage. Elle n’était pas encore assez idiote pour ne pas se méfier d’un quelconque piège. Et maintenant qu’elle avait assez de forces pour courir un peu plus longtemps, elle en profita pour s’éloigner, loin.
« Et ne t’avise plus de t’autoriser à me suivre… »

Loin de cette exorciste qui avait osé lui demander de la suivre jusqu’à une prison d’où elle ne sortirait jamais.
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Aellia Jones

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Sam 9 Oct - 14:53

Aellia gardait sa position en hauteur. Ses yeux, habitués à tout voir en détail pour ne pas se faire piéger, scrutait l’immeuble désaffecté jusque dans les moindres recoins. Il n’y avait là aucun danger, si ce n’était peut être le trop plein de souffrance qui s’échappait de la jeune fille, en contrebas. Devant ce sentiment qu’elle ne connaissait que trop bien, la blonde maintint une visage fermé et calme. Elle refusait de trahir ce qu’elle pouvait voir sans ses yeux. Son don était son atout contre la mort, et pour l’instant, elle ne pouvait pas savoir si Alicia serait un ami ou un ennemi. Elle se devait de douter.

Descendant avec souplesse les blocs de pierre entassés par un genre d’éboulement, l’exorciste, rejoignit la jeune fille qui l’ignorait toujours. Elle ne la doubla pas. Restant plusieurs mètres derrière elle. Malgré la distance qui la séparait de l’épéiste, Aellia capta une question que celle-ci posait. Une question qui lui était adressé. Ceci lui arracha un sourire fatigué. C’était vrai. Que cherchait-elle en la suivant ? Était-ce vraiment quelque chose qu’elle cherchait ? Ou a travers Alicia, elle se voyait elle-même ?

« Je ne sais plus ce que je cherche. Désolée. Souffla-t-elle en Japonais, pour elle-même »

Alicia ne dut pas l’entendre et monta une volée de marche, Aellia sur ses talons. La blonde prenait garde à faire le moins de bruit possible. Elle avait bien comprit que c’était là un pèlerinage qu’effectuait la brune. Elle ne voyait pas son utilité sur ce pèlerinage, pourtant elle demeurait et observait, en silence. A travers le comportement d’Alicia, elle pouvait enfin analyser son propre comportement. Ou plutôt celui qu’elle avait eut, quelques années auparavant. Elle cherchait a retrouver ce qui expliquait sa promesse et son choix de revenir à l’Ordre Noir. Il y avait bien un détail qui expliquait que, désormais, elle s’était priver de sa liberté, en toute connaissance de cause, non ? Non ?! …

Aellia sortit de ses pensées en secouant doucement la tête. Ses yeux papillonnèrent un instant, refaisant la mise au point, puis se posèrent sur Alicia. La jeune fille était devant une fenêtre, en silence. Elle semblait en pleine réflexion. La blonde en profita pour continuer de scruter l’endroit. Selon les papiers, ce bâtiment était un genre d’orphelinat. Ceci signifiait donc qu’Alicia y avait vecue ? Elle avait perdue ses parents ou bien ceux-ci l’avaient abandonnés, eux aussi ? Serrant les mâchoires, Aellia sentit son cœur se serrés et se fustigea intérieurement. Elle s’était pourtant jurée de ne plus jamais repenser a ses parents !

Une phrase sembla exploser aux oreilles de l’exorciste en mission. Voix qui la ramena au présent avec la vitesse du balle. Alicia venait de se retourner pour la contempler avec un sourire en coin. Aellia, elle, resta immobile, impassible et presque perdue. Elle ne réussit pas à réagir assez vite lorsqu’elle la vit monter sur le rebord de la fenêtre. Le temps qu’elle se mette en mouvement, la brune avait déjà sauté.

Lorsqu’elle fut devant la fenêtre, la blonde n’essaya pas de l’imiter. Elle la contempla, sur son toit à une bonne distance d’elle maintenant, et garda le silence. Elle attendit qu’Alicia parle, persuadé qu’elle le ferait… et elle le fit. Sa voix lui parvint, forte et réussit à lui arracher un sourire. Alors qu’elle s’en allait déjà, elle mit ses mains en porte-voix et lança tout aussi fort, pour qu’elle l’entende avant de disparaitre au loin :

« Dis-lui toi-même ! Personnellement je ne travaille pas pour cette bande de crétin comme tu dis, mais pour quelque chose de plus profond ! Te verras, Alicia, on se recroisera… Je te le promets ! »

Quelques instants plus tard, la fuyarde disparut de son champ de vision et Aellia soupira. S’asseyant sur le rebord de la fenêtre, elle resta un long moment à contempler la pièce où elle se trouvait. Ses yeux se fermèrent à demi tandis que son esprit ronronnait lentement dans sa tête, cherchant une solution. Finalement, elle se redressa et sauta en souplesse par la fenêtre, pour atterrir accroupie par terre. Elle se remit sur pied, puis se dirigea vers la sortie du terrain. Avec un dernier regard pour l’endroit, elle murmura :

« Tu es si bornée que tu en deviens aveugle, petite fille… »

♦♦♦


La nuit était tombée depuis un petit moment déjà. Marchant parmi les badauds, Aellia profitait de son échec pour découvrir la ville de Chicago. Elle était toujours aussi seule, toujours aussi calme. Dans son être, son cœur était écraser sous le poids des ressentit qui émanait de la foule qui l’entourait. Elle en faisait fit et marchait à un rythme calculé et calme. Elle était la parfaite statue qu’elle travaillait depuis des années. Le mensonge derrière l’apparence de vérité.

Aellia leva le pied. Sa jambe s’avança dans le rythme. Alors que la pointe de son pied touchait le sol, une douleur bien connue vint vriller cruellement son esprit. Ses yeux s’agrandirent alors qu’elle s’immobilisait brusquement dans une attitude très peu naturelle. Son visage se fendilla et un rictus de douleur se posa sur ses lèvres. Néanmoins, elle se força à ne pas s’abandonner à la folie que produisait cette sensation. Concentrant tout son esprit, elle scruta les alentours et ferma les yeux.

La blonde sortit de sa transe immobile comme un boulet de canon. Se mettant brusquement en mouvement, elle dégaina son innocence et l’activa. Courant le plus vite possible, elle fendit la foule en sifflant entre ses dents pour créer la surprise et ainsi s’ouvrir un passage dans la masse de corps entremêlé. Avec une rapidité surprenante, elle réussit à s’extraire de l’avenue où elle se trouvait, et se dirigea vers une ruelle plus petite. Continuant à courir comme pour un contre-la-montre, l’exorciste s’aventura de plus en plus dans les quartiers déserts et peu accueillants de Chicago avec une certitude en elle. Les Akumas venaient d’attaquer.

Elle débarqua comme une dératé dans une rue se terminant par un cul de sac sur une petite place qui regroupait 4 maisons. Freinant, elle s’arrêta en dérapant et arma son innocence. En position d’attaque et une haine sans faille dans le cœur, la blonde détailla l’endroit avec un regard froid. Une forme attira son attention. Elle la scruta, l’analysa avant de lâcher un brusque « TOI » hargneux et surpris à la fois.

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Sam 9 Oct - 20:35

« Absurdité. Affirmation manifestement incompatible avec son opinion propre. »
Ambrose Bierce

Glissant sur quelques tuiles, Alicia courait toujours, vers l’horizon, qui ne cessait de reculer sous sa puissance. Un petit sourire s’élargit sur le visage de la jeune fille. Elle aimerait rejoindre cet horizon, là-bas, pour montrer aux hommes et femmes qu’elle pouvait toujours les dépasser, même s’ils la voyaient comme une faible et réduite. Triompher là où tous sont tombés…Le rêve d’une vie.

Elle sauta sur un toit voisin, évitant une cheminée qu’elle avait perçue au dernier instant. Elle n’en avait que faire des recommandations d’Aellia. Elle s’en foutait également qu’elle soit contre la congrégation elle aussi. Cette chose pour laquelle elle travaille…Tant que ça ne la concernait en rien, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Cette jeune fille, et ses pensées, ne lui faisait ni chaud ni froid.
Mais ses paroles résonnaient dans son esprit, comme un écho infini et contre lequel elle était impuissante.

« Dis-lui toi-même ! avait-elle crié pour qu’elle l’entende clairement. Personnellement, je ne travaille pas pour cette bande de crétin comme tu dis, mais pour quelque chose de plus profond ! »

Elle sourit. Au moins, elle semblait approuver le terme « crétin », même si elle paraissait vexée. Franchement, c’était se mettre en colère pour rien. Ce n’est pas comme si elle était directement visée…Ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée d’être directe. Même si certain n’appréciait pas trop sa franchise, ils savaient à quoi s’attendre avec elle. Dire la vérité est une qualité. Ne pas l’accepter est un défaut. Et dans le cas d’Alicia, mieux valait être franc et sûr.

Elle s’arrêta enfin, sur le toit de ce qui était, si elle s’en souvenait bien, d’une vielle scierie. L’odeur du bois qui restait dans éternellement entre ses murs lui confirmèrent ses dires. Il restait même de la poussière de bois, qui la fit éternuer. L’endroit était sinistre. L’odeur du bois sec n’était jamais bonne à sentir, car sa mort y était présente, et hantait les esprits. Et cela rendait nostalgique ceux qui venait de la campagne, ou dans la forêt.

Lentement, elle rangea les épées dans son dos, et s’approcha doucement du bord, de peur d’y tomber. A tâtons, elle trouva un rebord, s’y assit, et évalua la distance la séparant du sol en jetant un petit caillou trouvé là. Le bruit de sa retombée se fit entendre deux secondes plus tard, ce qui lui apprit que la chute n’allait pas être violente. Et puis, après tout…si elle se cassait les jambes, elle saurait pourquoi. Sans hésiter un instant de plus, elle sauta.

« C’est en ignorant le danger qu’on peut l’apprivoiser », avait dit un sage, qui visiblement, devait comprendre ce qu’était aveugle. Car il se bandait toujours les yeux avant d’affronter un combat. Ne pas voir était un atout comme un défaut pour Alicia. Sa force et sa précision était fortement réduite, c’est certain. Mais au moins, elle n’avait pas peur de se jeter au cœur du conflit, ignorant les, blessures qu’elle se faisait, ou qu’elle entrainait.

Elle atterrie assez violement, et dû attendre quelques secondes avant de pouvoir se remettre droite et de reprendre sa route. La chute, plus difficile que prévue, venait de lui couper le souffle. Cela ne l’aurait pas étonnée non plus que le responsable soit une mouche qu’elle ait avalée par inadvertance. Elle eut un rictus. Peut-être que ça lui suffirait comme repas, et qu’elle ne serait pas forcée de chercher de la nourriture ce soir…

« Arrête de faire l’idiote, il y a des choses plus importante à penser. »

Aellia lui avait dit, avant qu’elle ne quitte son champ d’écoute «Tu verras, Alicia, on se recroisera… Je te le promets ! ». Qu’est-ce que cela sous-entendait ? Elle a été tellement vexée qu’elle traite la bande de minable qui lui serve d’allié de « crétin », qu’elle voulait lui faire la peau ? Ou alors, peut-être qu’elle comptait réellement accomplir sa mission jusqu’au bout, et la ramener de gré ou de force à la congrégation.

Enfin…Quoi qu’il en soit, tant qu’elle ne tentait rien contre elle, Aellia n’avait rien à craindre d’elle. Et elle supposait que cela marchait aussi dans l’autre sens.

Elle s’enfila dans une ruelle, et longea le défilement de maisons qui s’étendaient devant elle. Un chien aboya sur sa droite, mais se tût bien vite. Comme s’il craignait quelque chose. Alicia se mit sur ses gardes. Peut-être était-ce inutile, mais, parfois, le silence était lourd de suppositions douteuses sur la sécurité qui régnait. Surtout à Chicago, où le bruit était comme une seconde nature.

A petit pas, elle continua de s’avancer, tendant l’oreille au moindre bruit qui se présentait à elle. Mais le silence était devenu glacial, et pesant. C’était trop inhabituel. Il se passait quelque chose, et Alicia allait tout faire pour savoir quoi. Plus par curiosité que par preuve de courage. D’ailleurs, s’il y avait quelque chose d’étrange qui se tramait ici, c’é »tait certainement la dernière personne à vouloir régler le problème. Elle ne devait rien à cette ville qui l’avait lâchement rejetée, pour son anormalité.

Elle eut un frisson. Quelque soit la nature du danger, il était suffisamment gros pour lui faire dresser les poils sur ses bras. Avec une grimace, elle posa une main sur le manche de son arme, sans pour autant la dégainer. Si, en réalité, il ne s’agissait que de son esprit, et qu’il n’y avait rien d’anormal, elle passerait pour une folle, et on la bannirait définitivement de Chicago. Ce n’est pas que ça la dérangerait, mais qui s’occupera du rosier de la tombe de Gabriel…?

Le vent se leva, alors que l’aurore déclinait. Les minutes passèrent lentement. Alicia, debout, sur ses gardes, attendait le moindre signe pour attaquer. Pendant qu’un souffle fit volter ses cheveux, et son écharpe, elle sortit de quelque centimètre l’une de ses lames. Le métal blanc était comme une étoile dans la pénombre qui se faisait de plus en plus rapidement dans la ruelle entourée de maisons gigantesques.

Bientôt, elle arrive dans une impasse. Le courant d’air qui s’arrêtait juste devant elle, bloquée par les maisons, lui conseillèrent de ne plus avancer, et celui qui venait de derrière, plus chaud, lui apprirent qu’elle n’était pas seule ici, et qu’elle ferait mieux d’avancer.

Le même frisson qu’auparavant se reproduit, cette fois-ci plus intense. Une sensation étrange naquit en Alicia, qui eut un haut le cœur. L’odeur avait changé, ce n’était plus la même. L’ambiance était passé de légère à glaciale, ce qui la mit sur ses gardes. Ca sentait…une odeur qui lui était familière, et qu’elle avait en horreur.

« Akumas ! »

Elle se retourna, et dégaina. Mais il était déjà trop tard. Trois akumas tombèrent sur elle, sans prévenir, et la ruèrent de coups pendant quelque secondes, avant qu’elle ne les écarte à l’aide de ses épées. Puis, l’un deux eut un rire fou, s’éloigna en hauteur, et se mit à lui tirer dessus sans lui laisser de répits. Le deuxième se mit en garde devant elle, et engagea un combat à l’épée. D’après ce qu’Alicia pouvait sentir, il se battait avec ses bras, qui étaient aussi acéré que des lames.

-Exorciste ! cria celui qui tirait des salves de dangereux missiles en riant d’un rire aigue. Tuez l’exorciste !

Il éclata d’un rire strident et fou, et se remit à tirer une centaine de coup par seconde. Alicia peinait à les éviter, et en même temps, à se concentrer sur le combat avec l’autre akuma. Surtout qu’en plus, le dernier akuma avait disparut, et elle n’entendait plus le moindre signe de vie venant de sa part.

Nouveau bombardement. Elle évita un coup qui se dirigeait droit sur elle, se protégea d’un autre avec son épée qu’elle utilisa comme bouclier, et plongea sur le côté pour ne pas se faire transpercer par un tir qui se cachait derrière l’autre. Dans le même temps, elle dû échapper au lame tranchante de l’autre akuma, qui tailladait partout où elle allait.

Au moment où elle plongeait pour éviter un nouveau projectile, l’akuma aux sabres en profita pour la suivre de prêt, et se jeta sur elle. Avec l’un de ses bras, il trancha net au niveau de la jambe de la jeune fille. Une coupure large comme la main apparut, et du sang s’y échappa en grande quantité. Une veine avait dû être coupée.

Elle grommela, et répliqua aussitôt. Mais, au moment de se relever, une douleur fulgurante la surprit, et elle se retrouva à terre la seconde d’après. Puis, alors qu’elle levait l’une de ses armes pour parer l’attaque de l’akuma déchainé, elle entendit comme un grondement qui sortait des entrailles de la Terre. Elle eut tout juste le temps de rouler sur le côté pour échapper au troisième akuma qui sortit de sous le sol dans une gerbe de morceau de terre et de caillou.

« Merde… ! »

La situation commençait à dégénérer. Son innocence n’était toujours pas activée, et elle perdait beaucoup trop de sang pour continuer encore longtemps ce combat. Il fallait absolument qu’elle trouve une solution pour survivre.

-TOI ! lança une voix sortit de nulle part.

Tous sans exceptions se retournèrent vers le lieu d’où avait jaillit la voix. Stupéfait, les akumas découvrirent avec une grimace Aellia, l’exorciste qu’Alicia venait de reconnaître par le son de sa voix. Elle haussa les sourcilles, et les akuma restèrent un instant immobile à la regarder.

Profitant de ce temps de distraction, Alicia tenta une attaque mortelle sur l’akuma qui avait les bras en forme de lame, et enfonça en son cœur son arme. Puis, lentement mais violement, elle remonta jusqu’au bout, et entendit le cri de terreur de l’akuma. Le dernier. L’instant d’après, elle le sentit fondre en poussière.

Ce fut ensuite le tour aux akuma d’attaquer. .Le fou-furieux reprit ses salves destructrices, pendant que l’autre, celui qui se terrait attaquer de plein fouet la jeune fille, qui fut propulser à terre. Il se jeta sur elle, et elle ne pu contenir l’attaque qu’en croisant ses lames devant lui pour le bloquer. Mais tel un tank, il continuer de forcer, pour lui faire lâcher prise.

-Ca te dérangerait de venir me donner un petit coup de main ? lança-t-elle à Aellia, qui ne bougeait pas. A moins que ton estime t’empêche d’aider les ennemis de ta compagnie d’imbécile !

Pourquoi ne réagissait-elle pas ?

« Quel poisse…Je parie qu’elle va se servir de ça pour me forcer à la suivre en échange de services rendus… ! »
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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mar 12 Oct - 19:43

Aellia était statue. Ses yeux couleur d’or, qui maintenant avaient des reflets caramels foncés, presque chocolats, étaient fixés sur le combat qui lui faisait face. Elle n’était pas décidée à bouger. Elle refusait de prendre par à un combat qui ne la regardait pas et ce car il était dans sa nature de laisser le combat au combattant. C’était pour cette raison qu’elle refusait qu’on entre dans ses propres batailles. Elle n’aimait ni l’aide, ni le soutient d’un allier ou d’un ami, car elle avait l’impression qu’on rabaissait son propre niveau. Oui, Aellia était orgueilleuse dans le fond et c’était aussi bien. Au moins, elle avait une raison de plus pour gagner ses combats et donc, rester en vie.

Les trois akumas, qui étaient en train de s’acharner sur Alicia, s’arrêtèrent et se tournèrent vers elle. Calme et froide, Aellia ne fit que garder son Shuo Gun activé, en position de défense et attendit. Si elle devait se faire attaquer, elle répliquerait, se défendrait, mais n’interviendrait pas pour autant. Pas avant d’y être invité. Et pour l’instant, Alicia ne lui avait rien demandé. Elle combattait malgré le sang qui, visiblement, s’échappait d’une de ses jambes. Elle avait été blessée.

L’exorciste aux épées arriva derrière un des akumas qui défiaient Aellia et le trancha littéralement en deux. Retenant un sourire, Aellia ajusta la position que pouvait avoir la jeune fille dans son estime. Le coup avait été bien porté, efficace et rapide. C’était grâce à des bottes dans le dos des ennemis que l’on gagnait et non par un duel dans les règles de l’art. Et puis, dans cette situation, on ne pouvait avoir le choix. 3 contre 1, ca n’était pas valable. Ce n’était même pas normal.

*Sale Ordure, quand je pense que tu ose envoyé plusieurs de te sbire contre un être humain… Tu n’es pas plus fort qu’un chien que se terrerait !*

Les akumas avaient répliqués. Forts, puissants et surtout sans discontinuité. Alicia était prise sous le feu de leur attaques. 2 contre 1. Le combat n’était toujours pas équitable. La blonde tressaillit, prenant son arme un peu plus en main mais se retint de toutes ses forces d’intervenir. Elle n’en avait pas le droit, par sa morale. Alicia était à terre et un des akumas fonçait sur elle comme un boulet de canon. La brune ne fit que se défendre. Aellia, elle, serra les dents, priant pour que la félonne l’incite à l’aider. Et sa prière fut entendue.

« Ca te dérangerait de venir me donner un petit coup de main ? A moins que ton estime t’empêche d’aider les ennemis de ta compagnie d’imbécile ! »

Aellia ne prit pas tout de suite le temps de répondre. Sa première réaction fut d’intervenir. Fonçant comme une pierre –et démarrant rapidement car elle se tenait plus que prête- elle fonça droit sur Alicia. Elle n’eut pas le temps de détruire l’akuma, mais d’éjecter la jeune fille de son trajet mortel. Ensembles, elles roulèrent au sol. La blonde se redressa rapidement et jeta un coup d’œil a Alicia :

« Non pas que je répugne à aider qui que ce soit, mais je refuse d’empiéter sur les plats de bande d’un autre. Temps que tu n’avais pas besoin de moi, je n’avais pas à intervenir… »

Son visage ne reflétait que concentration. Se retournant vers les monstres qui lui fonçait dessus, la jeune fille arma son innocence et fonça en criant. Le premier monstre, un du genre du tank dans un jeu de rôle, n’eut pas la chance de pouvoir riposter. Aellia le traversa d’un mouvement sec, violent et cruel puis recula pour éviter le souffle de son explosion.

Pour le second, ce fut plus difficile. En effet, il était du genre hyperactif et n’utilisait que des salves de balles. Et l’exorciste au Shuo Gun n’utilisait que le corps à corps lorsqu’elle n’activait que le niveau 1 de son innocence. Aellia tenta plusieurs feintes. A chaque fois, elle s’approchait, puis reculait lorsqu’il faisait mine de s’en prendre à Alicia ou aux habitations alentour. Ce jeu dura de longues minutes et il était claire que le monstre tentait de la fatiguer.

Néanmoins, le combat ne prit fin que lorsqu’une nouvelle salve de projectiles forcèrent Aellia à reculer contre un bâtiment et qu’une seconde, magnifiquement calculé, abattirent ce même bâtiment. La jeune fille ne put éviter une pierre qui s’abattit sur son épaule droite en essayant d’éviter l’éboulement. La douleur fit le reste. Elle activa le niveau 2 du Shuo Gun. Un vent violent se mit à s’entourent autour d’elle alors que les deux lames aux extrémités de son arme se décrochaient et venait voleté dans la bulle de vent. Utilisant le –désormais- simple bâton comme une batte, elle envoya la première lame vers le monstre. Avec une vitesse sidérante, elle envoya la deuxième. Le monstre ne put n’en éviter qu’une seule. La seconde se figea dans sa tête. Il explosa.

A peine les lames avaient-elles réintégrées leur place sur l’arme, qu’Aellia désactiva son innocence. Elle se dirigea d’abord vers les gravât et constata avec un soulagement infinité qu’il n’y avait pas de blessé car le bâtiment était inhabité. Ensuite, elle se dirigea vers Alicia en jetant un rapide coup d’œil à son épaule. La chaire était à vif et le sang s’échappait de sa blessure mais rien n’était endommagée, elle s’en remettrait rapidement. Elle atteignit la brune :

« Ca va, tu peux te lever ? »

Elle n’attendit pas sa réponse et, l’attrapant par le poignet, elle l’attira vers elle et la remit debout. Son regard resta distant, encore emprunt de la haine qui l’avait saisi lorsque l’akuma l’avait atteint. Elle détailla la jeune fille, s’attardant sur sa blessure, et lâcha, las :

« Je te proposerais bien de t’emmener à un hôpital, mais je pressens une réponse négative. Veux-tu que je t’arrange un bandage primaire ou que je m’en aille comme je suis venue ? »

Moquerie et froideur. Elle se doutait de la réponse. Néanmoins, elle espérait que la jeune fille serait conscience de ce qu’elle avait fait pour elle et qu’Alicia lui permettent de rester. En effet, Aellia n’était pas du genre à demander ou imposer quelque chose en échange de son aide, mais appréciait et se souvenait lorsqu’on reconnaissait son aide. Elle retint un soupire.

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mar 12 Oct - 21:15

Aellia se décida enfin à bouger. Brandissant son arme, elle fondit sur l’akuma que retenait Alicia à bout de bras, le traversant d’une traite, sans lui laisser le temps de répliquer. Il s’effondra, avant de disparaître en poussière qui s’envola avec le vent. Haussant un sourcille, Alicia la laissa faire, sans rien dire. La critique serait certainement mal venue. Et cette jeune fille avait activé son arme, ce qui la rendait plus faible.

« Encore une activation…Ils sont accros, ou quoi ? »

En soupirant, et n’ayant plus vraiment la force de se tenir debout, elle se laissa tomber, et s’assit en tailleur. Avec une grimace, elle posa ses deux armes devant elle, signe que ce combat n’était plus de son ressors, à présent. Si Aellia avait besoin d’aide, elle l’appellerait. Elle croisa les bras sur sa poitrine, rageuse d’avoir dû demandé de l’aide à quelqu’un d’autre.

« Je suis si nulle que ça ? »

Cédant à la douleur, elle posa sa main sur sa blessure, et appuya doucement dessus. Elle fit une grimace, s’empêchant de lâcher un cri de souffrance. Le sang coulait toujours – en moins grande quantité, cependant. C’était déjà ça. Cet Akuma l’avait payé de sa vie, si ce n’était pas triste.

Par ailleurs, une question vint à l’esprit de la jeune fille. Que faisaient ces akumas ici ? Elle n’était pourtant pas intéressante, comme exorciste, et s’il y avait eut une innocence dans le coin, elle l’aurait certainement senti, ou elle aurait eut vent d’étrange phénomène. La congrégation ne semblait même pas s’occuper de cette ville. La seule raison de la présence de l’autre exorciste, c’était elle. Ou alors…C’était à Aellia que les Akumas en voulaient.

Ba ! Bientôt, ils payeront de leur vie de cette mission mortelle. Aellia avait bientôt finit le ménage, il semblerait. Elle n’entendait plus que les coups de feu répétitifs de l’akuma qui semblait aussi fou que fort.

-Loupe-le, Aellia, juste pour que je rigole…murmura-t-elle pour elle-même.

Comme pour la contredire, elle entendit un sifflement de vent les entourer soudainement, et la chaleur de l’innocence d’Aellia doubla de volume. Elle venait d’activé le niveau deux. Aussi simplement que s’il elle respirait. C’était inné. Puissant, et rapide. Le doute s’empara de l’esprit d’Alicia.

Pourquoi Aellia y arrivait si facilement, alors qu’il lui fallait, pour elle, rassembler une grande quantité d’énergie pour passer le niveau un ? D’ailleurs, combien de fois l’avait-elle passé ? En comptant la première fois qu’elle avait tenu ses armes en main, elle n’avait fait évoluer ses armes que trois fois…

Pourquoi ? Etait-elle plus faible ? Pourquoi n’y arrivait-elle pas ?!

Doucement, elle prit ses armes en mains, et les caressa délicatement, de la pointe jusqu’au manche. Peut-être…peut-être qu’elle n’était pas assez en harmonie avec elle. Le lien qui les reliait ne devait pas vraiment ressembler à une osmose…Si lien il y avait. Elle les retourna, et lut en passant ses doigts dessus l’inscription qui était gravée sur chacune d’elle. Skouros et Anasa. « Obscure » et « souffle ». Elle pensait pourtant que ses armes n’étaient pas ordinaires, qu’elle était…spéciale. Mais elle n’imaginait pas dans le sens inverse de la puissance.

« C’est dur de se rendre compte qu’on ne vaut rien, surtout lorsqu’on a une preuve devant nous… »

Aellia venait d’en terminer avec le troisième akuma. Déjà. Elle avait été rapide. Alicia n’avait pas prêté attention au combat qui se déroulait, et elle se demandait par quel moyen Aellia y était parvenue aussi vite. Peut-être que son handicap jouait véritablement sur sa force. Peut-être n’était-elle pas faite pour se battre…

Elle entendit l’exorcise marcher vers elle. Un moment de silence s’installa, avant qu’Aellia ne bouge. Elle sentit ses doigts effleurer son épaule. Que voulait-elle ? Elle l’imagina l’immobilisant par l’épaule, prête à l’achever avec son arme. L’exorciste en avait peut-être assez de lui courir après, surtout avec la réponse qu’elle lui avait donnée…

-Ca va, tu peux te lever ? lança-t-elle au dessus d’elle.

Elle secoua la tête pour chasser ces idées débiles de l’esprit. Puis, Aellia, n’attendant pas sa réponse, lui attrapa le poignet, et la souleva. Paniquant, Alicia trembla un instant, se demandant ce qu’elle allait faire, et si elle allait se venger de la façon dont elle avait parlé de ses maitres, puis, se ravisa. Inutile de se mettre des idées folles en tête. Aellia ne lui voulait certainement aucun mal. Mais qu’y pouvait-elle ? Vivre cinq ans en totale autarcie des humains l’avait quelque peu rendue méfiante.

-Je te proposerais bien de t’emmener à un hôpital, mais je pressens une réponse négative. Veux-tu que je t’arrange un bandage primaire ou que je m’en aille comme je suis venue ?

Elle laissa le silence se réinstaller, non pas pour réfléchir à la proposition, mais parce qu’une idée la troublait. Depuis le début du combat, et même dès leur rencontre, des doutes s’étaient immiscé en elle. Peut-être se trompait-elle, mais, la curiosité prit le pas, et elle voulut vérifier son hypothèse.

Aellia était-elle au courant qu’elle est aveugle ?

Elle posa sa main sur l’épaule de la jeune fille, et s’y appuya. La douleur était revenue lorsqu’elle s’était relevée, et le sang coulait lentement, le long de sa jambe. Elle ne pouvait pas échapper à l’évanouissement, si elle laissait son corps se vider de son sang ainsi. Et puis…Aellia ne semblait pas rancunière à son égard. Pourquoi refuser une offre si généreuse ? Même si c’était du profit, elle pouvait bien la laisser faire…

Elle enleva sa main, et se mit à marcher, en boitant, vers une caisse. Sans montrer son infirmité à l’exorciste, elle se dirigea, en jouant avec la chance, et réussit à trouver la caisse, après avoir butté plusieurs fois contre des objets à terre. Mais, par chance, la blessure pouvait parfaitement prouver sa démarche maladroite.

Elle s’assit, et laissa sa tête baissée. Inutile de chercher du regard Aellia…Ca ne la ferait que douter.

-Je te laisse le choix du sort de ma jambe, lança-t-elle. Hôpital ou bandage, bien sûr. J’espère que tu ne compte pas me laisser crever dans ce trou paumée.

Elle attendit qu’elle s’avance vers elle, et qu’elle s’occupe de sa jambe. Puis, elle ajouta :

-Tu comptes encore vouloir me ramener ?

Maintenant qu’elle était prête d’elle, elle pouvait sentir son corps, et ainsi, la fixer dans les yeux, sans avoir à les chercher comme ferait un aveugle inexpérimenté. Son regard plongé dans le sien, elle fit comme si elle captait chaque sentiment qui passait sur son visage. Tentant le tout pour le tout, elle continua alors son petit jeu :

-Je ne suis pas stupide, tu as bien vu que j’étais faible. Alors dit moi en quoi je peux intéresser la congrégation. Et je veux savoir aussi ce que tu sais de moi, mis à part mon nom.

Elle se pinça les lèvres, consciente qu’elle s’engageait dans des chemins privés, qu’elle ne devrait pas emprunter. Mais les questions qu’elle se posait au fond d’elle méritait une réponse.
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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Dim 17 Oct - 20:57

Aellia contemplait la jeune fille. Elle cherchait quelque chose. Quelque chose qui lui échappait, elle en était sur. En effet, la blonde était une de ces personnes à sentir quand quelque chose clochait. Avec son instinct comme on disait. Elle, personnellement, elle s’en fichait que ce soit un instinct ou quelque chose de plus terre-à-terre. Elle savait, c’était tout. Et à vrai dire, c’était déjà pas mal. Pour une gamine qui, normalement, refusait de regarder les autres, de peur de couler avec eux dans la souffrance, remarquer chez quelqu’un que quelque chose clochait, c’était beaucoup. S’en intéresser devenait presque trop. Et pourtant, là, elle ne pouvait s’empêcher d’en faire autant… Que lui cachait donc l’épéiste ?

Un poids sur son épaule ramena Aellia à la réalité avec force. Alicia s’appuyait sur elle. Un coup d’œil lui appris que la blessure saignait de nouveau et plutôt abondamment. Elle ne tiendrait plus encore très longtemps, elle n’en doutait pas. C’était déjà beaucoup d’être encore éveillé après ca. Il y en avait tellement qui se serait sombrer dans l’inconscience après une telle blessure. Beaucoup trop facile… Aellia esquissa un geste mais s’arrêta presque aussi vite. Elle savait… ou plutôt elle ressentait la douleur de la blessure mais aussi une autre forme de souffrance. Quelque chose de plus profond, moins concret. Néanmoins, il n’était pas dans son droit d’en dire quelque chose ainsi.

Alicia retira sa main et boitilla jusqu’à une caisse plus loin. Quelque chose clochait. Concentrée, Aellia ne la lâcha du regard, au cas où elle ne s’effondre avant d’attendre son point de repos. Elle y parvint. Maladroitement et peu sure, ce que sa blessure expliquait parfaitement, mais elle le fit. Ceci la fit remonter dans l’échelle intérieure d’Aellia. Peut être bien que la jeune fille était bien plus forte… bien plus spéciale qu’elle ne se l’était laissée croire. La blonde s’approcha lentement en écoutant les mots que prononçait la brune. Elle avait le sort de sa blessure ? Bien, Alicia savait reconnaitre ses dettes et apprécier son aide. Un sourire effleura les lèvres de l’ancienne félonne.

Avec rapidité Aellia sortit, d’une des grandes poches de la capes qu’elle portait toujours, une longue bande. Ce n’était pas exactement une bande de soin, plutôt quelque chose fait pour maintenir. Néanmoins, dans le cas d’Alicia, ça ferait l’affaire le temps de soins plus pousser. Ca stopperait peut être l’hémorragie, au pire ca la contiendrait. Terminant son œuvre, le plus rapidement possible et prenant garde à ne pas la blesser plus –les ondes de souffrance qui emmenaient d’elle était déjà suffisamment présentes-, elle releva ensuite la tête vers la jeune fille qui reprenait la parole sur une question.

En premier lieu, Aellia l’ignora. Elle termina correctement son travail puis retira sa cape et la déposa sur les épaules de la jeune fille blessée. Avant que celle-ci ne se méprenne sur son geste ou ne s’en offusque, elle ouvrit la bouche et déclara avec un sérieux digne d’un grand chef en pleine décision pour une guerre :

« Pour éviter que la populace ne remarque tout le sang dont tu es tachée. Je n’ai pas très envie de devenir le centre d’intérêt d’une foule vois-tu… Parce que, vois-tu, puisque j’ai le choix pour ta jambe, si tu es toujours d’accord, tu vas revenir avec moi jusqu’à ma chambre d’hôtel. Là, au moins, je pourrais te soigner avant que tu ne t’évanouisse de cette hémorragie. »

Relevant la tête de son œuvre, elle contempla un instant la jeune fille puis se remit sur pied. Son regard scruta les alentours, au cas où, puis elle se détendit. Rien. Il n’y avait rien, elle en était sur. Enfin… elle devait en être sur. Faire confiance en ses talents, en ce don maudit avec lequel elle vivait, en son innocence avec laquelle elle vivait conjointement. Elle se devait de croire en tout ça, parce que sinon, elle allait se perdre. Elle tomberait dans les limbes des ténèbres et elle n’en ressortirait pas indemne. Elle le savait. Elle le savais parce qu’elle l’avait frôler, au tout début. Mais elle s’était faite suffisamment peur pour s’en sortir avant de se faire aspirer.

Secouant la tête, la jeune fille se força à revenir à la réalité. Il était facile de se perdre dans ses songes. Facile d’oublier dans quelle situation elle se trouvait et pourquoi. Il y avait des Akumas dans cette ville. Ceci pouvait tout signifier. Qu’Alicia était traquée. Qu’elle-même ait été suivie. Qu’elles étaient toutes deux recherchés. Ou que quelque chose de plus surprenant s’y trouvait. Yamiko ? Noah ? Comte ? Une innocence même ! La blonde pria pour que cette idée soit totalement fausse. Elle n’avait surtout pas envie de devoir se remettre en traque après un morceau du Cristal de Dieu. La ville en sortirait à feu et à sang, à n’en pas douter… La dernière phrase d’Alicia revint alors tourner dans son esprit. Plongeant à nouveau son regard sur la brune, toujours assise, elle choisit de la rassurer par, une fois encore, la vérité.

« Je te l’ai dis, je ne te forcerai pas à revenir si tu ne le désir pas. Je préfère parler, comprendre et pouvoir te convaincre que de te ramener comme un ennemi… »

Puis, pour elle-même, elle souffla :

« Je ne fais pas aux autres ce que je ne veux plus que l’on me fasse… »

Au même instant, la brune qui avait tenue sa tête tenue vers le sol releva les yeux vers elle. Ahurie, Aellia croisa pour la première fois son regard. Surprise. La blonde ne sut pas ce que cherchait exactement Alicia mais eut la désagréable impression qu’on la fouillait. Elle se força pourtant à ne pas tourner les yeux. Surtout pas. C’était un duel. Et elle, elle ne se laissait jamais battre à un duel. Pas quand les forces étaient à égale et qu’elle risquait d’en ressortir grandie. Surtout pas perdre, voyons !

Alicia reprit la parole. Cette fois-ci ce fut une réclamation. Une réclamation sur les informations qu’elle, Aellia, détenait mais aussi quelque chose de plus profond. Elle voulait savoir pourquoi elle pouvait intéressée la Congrégation. A cette question, la blonde perdit de sa sureté. Cette question, elle la connaissait. Elle se l’était posée tant de fois. Elle avait doutée si longtemps. Alicia lui ressemblait plus qu’elle ne le croyait. A cette découverte, la blonde perdit son sourire et son visage se figea un instant dans un masque de tristesse nostalgique. Lentement, elle se reprit, recomposa son faciès inexpressif. Finalement, elle se laissa tomber assise par terre, les deux mains appuyées sur l’asphalte derrière elle. Sa tête s’inclina vers le ciel. Elle ouvrit la bouche.

« Je ne sais rien sur toi. Je sais ton nom. Je sais aussi que tu as fui l’Ordre Noir depuis quelques temps. Ah, j’ai aussi vu l’adresse de l’endroit où nous nous sommes rencontrées. Pour le reste, je ne sais rien. Komui Lee ma remit, bien entendu, un dossier entier sur toi, ta vie, ton profil psychologique et je ne sais quelle autre connerie, mais ça ne m’intéresse pas. J’apprends à connaitre les gens, je ne lis pas une histoire sur eux. »

Elle s’arrêta un instant avant d’ajouter, avec un sourire froid et une voix presque cassante :

« Poche gauche de la cape. Le dossier est dedans, il t’appartient, fais en ce que tu veux, moi je n’en ais pas l’usage ni l’utilité. »

Ses yeux se fermèrent lentement. Le ciel gris de Chicago fit place au noir de son esprit. Elle réfléchissait. Comment expliquer. Comme lui dire ce qu’elle-même avait pris 5ans à comprendre toute seule. Il était tellement aisé de la laisser chercher toute seule. Aisé et naturel. Pourtant, là, elle n’avait pas vraiment le temps. Il fallait quitter la ville bientôt. Ca c’était encore son intuition qui le lui disait. Quelque chose se préparait dans la ville américaine. Quelque chose qui puait à plein nez. Rouvrant les yeux, la blonde termina par expliquer ce qu’elle ne savait pas vraiment formuler. Les mots étaient si durs à manier, brusquement.

« Tu n’es pas faible, ou tout du moins, ce n’est pas ce que j’ai vu chez toi. Je n’aime pas parler de moi, mais là, je ne peux t’expliquer quand faisant un rapprochement, excuse-moi… J’ai vécu loin des exorcistes un long moment. Comme toi je les ais hais. Ils avaient brisés ma vie je crois… Il n’empêche que moi aussi, je me croyais faible. Je me demandais sans cesse pourquoi c’était une gamine aussi faible que moi qui devait devenir un combattant de dieu. Ma réponse je l’ai trouvé en croisant la route d’un paysan Chinois. On ne peut être faible que si on le veut, et il en va de même pour la force, m’a-t-il dit. »

Je laissais un silence s’installer sur mes mots hésitants, perdus dans un monde lointain et pourtant bien vrai. J’inspirais doucement avant de reprendre.

« J’ai choisis d’être forte parce que ma faiblesse revenait à accepter ma mort. Pourquoi tu serais utile à la Congrégation ? Demande toi d’abord à quoi tu veux être utile ? Laisseras-tu le mal détruire ce monde et tous ces êtres qui, contrairement à nous, non pas eut la chance de pouvoir se défendre ? Ou laisseras-tu tomber pour porter des œillères et voir un monde qui n’existera plus très longtemps ? »


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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mar 19 Oct - 20:31

-Tu ne comprends pas…soupira Alicia.

Elle laissa retomber sa tête contre le mur en brique, et ferma les yeux. Le crépis lui arrachait la peau, et lui donnait une étrange sensation. Une vague de soulagement l’envahit néanmoins. Peut-être parce qu’elle venait de fermer les yeux, et que cela faisait un moment qu’elle n’avait pas dormit…Combien de temps ? Deux jours ? Un peu plus peut-être…Le voyage avait été long, et le sommeil n’était pas venu à elle, malheureusement. Mais aussi…comment faire pour dormir alors qu’un crétin fêtait son mariage dans la salle à manger du bateau, situé juste à côté de sa cabine ?

-Oh, et puis après tout, qu’est-ce que ça peut faire ? lança-t-elle en ricanant. Oublie ce que j’ai dit.

D’un geste lent, elle se gratta la tête. Ses idées n’étaient plus très claires, et elle avait perdu beaucoup de sang. Mieux valait-il qu’elle prenne du repos avant de tenter quoi que se soit d’autre. Elle pourrait retourner à l’orphelinat. Elle se souvenait des « lits » où ils dormaient, avant l’incendie. Peut-être étaient-ils encore en vie. C’est déjà mieux que de dormir sous un pont.

Décidée, elle se leva. Mais la douleur l’arrêta net, revenant comme un cheval au galop. Elle tituba, et retomba sur la caisse aussi vite qu’elle s’était levée. Elle étouffa un cri de douleur, et soupira de nouveau. Ce n’était vraiment pas son jour de vaine. Rencontrer une exorciste, tomber sur trois akumas…Et voila que maintenant son sort dépendant d’Aellia. Si elle savait où viser, elle l’aurait certainement frappé depuis longtemps, juste pour passer sa colère. Mais c’était peut-être une bonne chose que son handicap l’en empêche. Qui sait de quoi est capable la jeune exorciste ?

Puis, continuant son petit jeu, elle jeta un regard à Aellia. Avec un petit sourire en coin, elle lui tendit la main pour qu’elle l’aide à la relever.



L’hôtel d’Aellia n’était pas des plus somptueux, c’est sur. Mais cela valait déjà mieux que les appartements minables d’un orphelinat vieux de cent ans, et qui à déjà subit pas mal de dégât et de cataclysme venant de mère nature. L’immeuble montait jusqu’au ciel noir de la nuit, brisant un sinistre silence qui s’était installé dans la ville. Tout était beaucoup plus calme, comme si un ange était passé pour faire taire les hommes. C’était à la fois étrange et malfaisant. Alicia ne connaissait pas Chicago sous cet angle.

Néanmoins, elle devait remercier Aellia de l’avoir conduit jusqu’ici. Même si sa compagnie n’était pas des plus enviant pour elle, elle devait bien admettre qu’avoir quelqu’un à qui parler était agréable, de temps en temps. Et puis, elle pouvait apprendre quelques informations utiles sur la Congrégation. Cela pouvait toujours servir.

-Ta chambre, hein ? lança-t-elle en arrivant devant l’immeuble. Tu sais, je t’aime bien, mais je ne suis pas de ce bord là…

Elle rit pour elle-même. Un bras autour du cou d’Aellia pour la soutenir, elle avançait doucement, prenant garde à ne pas trébucher. Une blessure était déjà suffisante. Et puis maintenant qu’elle s’était trouvée une « canne » pour marcher, mieux valait ne pas se ridiculiser devant elle, ou avec elle…

Elles entrèrent, en silence. Le garde de nuit devait faire une drôle de tête, car Aellia tourna vivement la tête en sa direction, mais elle ne sut qu’elle expression elle avait. C’est sûr, il ne devait pas en voir tout les jours, des personnes immaculées de sang comme elle. Même à Chicago, ce n’était pas un fait courant. Néanmoins, ayant immédiatement sentit sa présence en entrant, elle lui avait adressé un grand sourire, avec un signe de la main. Peut-être aurait-elle dû se retenir.

Aellia l’emmena dans sa chambre, qui devait se situer à un étage assez haut, car elles mirent plus d’une demi-heure pour monter. Et avec se jambe, la tâche se révélait difficile. Cependant, elles y parvinrent, en vie, et Alicia soupira de joie lorsqu’Aellia lui annonça qu’elles étaient enfin arrivées.

Sans attendre, Alicia se dirigea automatiquement vers le lit, pour s’y reposer. Mais elle buta contre une chaise qui devait trainer dans le passage, et s’écroula de tout son long. Elle exclama une injure. Puis, rageuse, elle se releva, avec l’aide d’Aellia, et elle atteint enfin le lit.

Elle n’avait toujours pas compris. Elle ne savait toujours pas qu’elle était aveugle. C’était déprimant…Elle savait qu’elle n’avait rien fait pour le lui avouer ou le lui montrer, mais tout de même. Mais pourquoi n’avait-elle pas fait comme tous les autres exorcistes et lu cette saleté de dossier qui contenait une vie qu’elle-même n’arrivait pas à comprendre ? Elle ne respectait pas les termes de la mission. C’était contre les règlements. Mais il n’empêche, Alicia ne pouvait pas s’empêcher de sourire à cette pensée.

Une exorciste renégate, mais qui préfère se cacher sous les jupons de ses maîtres ? Amusant. Et même distrayant. Elle voulait, parler ? Pourquoi pas.

Elle s’allongea sans honte sur le lit, qui devait être le seul de la chambre, et ferma les yeux. Vivement qu’elle dorme, au moins, elle serait tranquille. Mais un bruit de pas la ramena à la réalité. C’est vrai…Aellia était ici, aussi. Et elle ne l’avait certainement pas amené ici pour qu’elle dorme de tout son saoul.

-Si tu veux ce lit, faudra te battre...lança-t-elle, les yeux toujours clos, sur ton des plus calmes.

Elle sourit, et mit ses mains derrière sa nuque. La soirée allait être longue, elle le sentait. Mais qu’y pouvait-elle ? Et puis, elle n’avait qu’à pas accepter l’offre d’Aellia.

« N’empêche…un lit de paille à un lit de plume…j’ai du mal à hésiter… »

Autant en finir le plus vite possible, pour qu’elle puisse se reposer. Elle espérait juste qu’elle ne mettait pas trop de sang sur les draps. C’est dommage de salir un lit qui sent si bon le frais, malgré quelques insectes qu’elle sentait ramper sous les draps. L’hôtel devait être plus miteux qu’il n’y paraît.

-Bon, s’exclama-t-elle en baillant. Je préfère de dire tout de suite que ce n’est même pas la peine de tenter de me convaincre. J’ai plus réfléchit qu’une soirée la dessus, et je ne reviens jamais sur mes décisions. Restons chacun à notre place, d’accord ?

Elle bailla de nouveau, à s’en décrocher la mâchoire.

-Mais parle, ajouta-t-elle. J’aime bien le son de ta voix.

Elle ouvrit un œil, lui signifiant qu’elle était toujours éveillée, même si son immobilité prouvait le contraire. C’était étrange, ce qu’elle ressentait, mais Aellia, après tout ce qu’elle avait fait pour elle, la calmait légèrement. Elle se sentait un peu plus en confiance qu’avec quelqu’un d’autre. Mais vu son état, c’était certainement une semi-transe provoquée par sa blessure et sa fatigue.

Néanmoins, ce qu’elle disait était véridique. Sur le moment.

-Parles, même pour rien dire.
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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mer 20 Oct - 14:06

Aellia était devenue silence. Elle avait beaucoup parler, d’un seul coup. Trop par rapport à son débit quotidien. Et pour cette raison, elle devait se rattraper. Le silence était donc revenu sur elle et l’avait emprisonné de ses bras invisibles. Ca ne gênait pas la blonde. Pas le moins du tout même. Elle se haïssait déjà d’avoir tant parler. D’avoir dit ce qu’elle avait dit. Elle avait pour principe de ne pas parler de sa vie et là, la voila qui racontait sa vie à une inconnue. Pitoyable ! Et pourtant… elle espérait qu’Alicia comprenne. Mais ce ne fut pas le cas. La jeune fille ne lui donna pas la réponse qu’elle attendait, et la blonde l’ignora. Les yeux perdus dans le vide, immobile, elle réfléchissait à nouveau.

Ce fut un geste d’Alicia qui calma le flot incessant de ses pensées. D’un geste sur d’elle, la blonde attrapa sa main tendue et la remit debout en la soutenant. Son épaule blessées lui arracha une grimace de colère déformée par la douleur puis tout sentiment disparut de son visage. Elle attrapa un des bras de l’épéiste pour le passer autour de son cou. D’un geste assurée, elle passa son propre bras autour de ses reins et, ainsi, elle put la soutenir sur le chemin vers l’hôtel. La soutenir… presque la tirer même.

Le chemin lui parut duré bien plus longtemps qu’à l’aller. Aellia ne parlait toujours pas. Son regard était concentré droit devant elle, pour éviter les pièges du bitume. Elle soutenait avec courage le poids de la brune en plus de sa propre blessure. Pourtant, le pire, pour elle, était le regard des passants. Oppressée, elle accéléra le rythme, entrainant Alicia avec elle. Elle ne reprit un rythme doux qu’en arrivant devant l’hôtel. Miteux, c’était le cas de le penser. Alicia rouvrit la bouche pour la charriée. Ca n’eut pour effet que de faire lever les yeux au ciel à la blonde qui ignora sa pique. Elle était encore trop plongée dans ses pensées et cet élément qui faisait défaut au puzzle.

Ce fut d’ailleurs la sensation d’une présence qui la ramena à la réalité. Brusquement, comme un loup en traque, elle tourna la tête. Un homme les contemplait avec effroi. La jeune fille lui adressa un regard sombre, destiné à lui faire comprendre qu’il n’avait surtout pas intérêt à parler. Il parut encore plus effrayé. Pourtant, Alicia, comme pour faire contraste avec la blonde, lui adressa un signe de la main et un sourire éblouissant. Aellia retint de justesse un soupire et détourna les yeux dédaigneusement.

Le chemin jusqu’à la chambre fut proportionnellement plus long que le chemin de retour jusqu’à l’immeuble. Les escaliers étaient durs à monter et la blonde commençait à peiner. Elle n’avait pas vraiment dormie depuis un moment et la fatigue du combat et de l’activation du niveau 2 de son innocence commençait à se faire ressentir sur ses muscles. Elle avait mal partout et son corps n’avait qu’une envie : se laisser tomber par terre et récupérer. Et, alors que cette envie devenait torture, elles atteignirent le pallier. Se dirigeant vers la porte, Aellia la déverrouilla avec précipitation, ouvrit le battant et lâcha fatiguée et ironique :

« Tadaaam ! Voila notre chambre, Chérie. »

Ah, ce n’était pas de sa faute si la blague était nulle. Alicia l’avait cherchée en première. Elle ne faisait que répondre à sa moquerie, en retard. Alicia la lâcha alors pour se diriger vers le lit et… tomber brusquement. Mettant ca sur le compte de la fatigue et de sa blessure, la blonde n’eut d’autre geste que de la relever et de la voir se poser sur le seul et unique lit. Bien entendu, c’était un une place minuscule. La blonde se figea en sentant ses reflexes s’amoindrirent. Elle était crevée.

Par habitude, la blonde ignora les remarques que fit alors la brune. Elle s’en fichait pas mal du lit. S’il fallait, elle dormirait à même le sol. Et elle s’en fichait encore plus du matelas. Non, quelque chose continuait de clocher et, maintenant qu’elle était au calme, elle pouvait essayer de savoir quoi. Elle pouvait réfléchir à son rythme en se coupant du monde extérieur si elle le souhaitait. La réplique suivante, dans un bâillement, fut pour sa décision envers l’Ordre. Ca, au moins, ca réussit à tirer la blonde se son austérité. Un sourire moqueur se déposa sur ses lèvres alors qu’elle restait statue.

Nouveau bâillement, nouvelle phrase. Nouvelle parole entraina un frisson. Puis brusquement, quelque chose sembla explosé dans al tête de la blonde. Braquant son regard écarquillé sur la brune, elle quitta le monde présent pour revoir son puzzle. La pièce qui manquait, c’était Alicia qui venait de la lui fournir. Oh bien sur ce n’était, encore, qu’une supposition. Mais il se pouvait bien que ce soit la réalité. En plus, ça expliquait beaucoup de chose…

Aellia daigna enfin bouger. Le plus lentement possible et surtout le plus doucement. Finalement, elle attrapa une aiguille qui, fort heureusement, se trouvait accroché à son short et maintenant une pièce de tissu de manière précaire. L’aiguille tenue fermement entre son index et son pouce, la jeune fille la mena, lentement, jusqu’à l’œil ouvert de la brune et ne s’arrêta que quelques centimètres avant. Rien. Pas un geste, pas un mot. Normalement, tout être voyant aurait au moins fermer la paupière pour se protéger. Normalement… Aellia inspira doucement, sans la quitter du regard. Sans quitter cette pupille du regard. Elle continuait de dérouler le raisonnement, comprenant de mieux en mieux. Alicia l’incita à nouveau à parler. Elle ne se le fit pas dire.

« Tu es aveugle. »

Ce n’était pas une question, juste une affirmation. Alicia avait voulu savoir, un peu plus tôt, ce qu’elle savait d’elle ? Et bien voila un nouvel élément. Aellia recula légèrement l’aiguille et à la place alla légèrement piquer la joue de la brune. C’était son explication à sa découverte. Elle n’en dirait pas plus. Elle avait comprit c’était largement assez. Faisant brusquement demi-tour, Aellia se dirigea jusqu’à sa valise. Elle en sortit une trousse de premier soin. Ajouter à cela, elle alla chercher des serviettes dans la salle de bain attenante et revint. D’un geste lourd, elle laissa le tout tomber sur un bout du lit que n’occupait pas le corps d’Alicia et lâcha :

« Serviettes et premier soin pour ta jambe. »

Toujours aussi peu bavarde. La blonde repoussa un peu les pieds de l’épéiste et se mit assise en douceur. Elle repoussa les serviettes sur les mollets de la jeune fille, puis ouvrit la trousse et en sortie du désinfectant ainsi que ce qu’il lui fallait. Toujours, silencieuse, elle s’approcha de sa blessure et resta perplexe. D’un geste las, Aellia reposa son attirail et déclara à la brune, d’une voix faussement enjôleuse et parfaitement moqueuse :

« Allez on passe aux choses sérieuses. Retire ce pantalon, que l’on s’amuse un peu. »

Alicia sembla hésiter mais déboutonna tout de même son habit. La prenant de vitesse, al blonde en attrapa le bas et tira dessus avec tout de même un tant soit peur de délicatesse. Si l’épéiste se remettait à trop souffrir, elle se verrait souffrir avec elle. Elle n’était pas masochiste. Elle récupéra donc le bout de tissu troué et ensanglanté pour l’abandonner sur le sol. Reprenant sa place de départ, elle reprit de quoi soigner la jeune fille et cette fois-ci, elle put commencer réellement son œuvre.

Alors qu’elle se concentrait sur son travail, la blonde se remit à penser aux dires de la jeune fille qu’elle venait chercher pour sa mission. Un sourire à nouveau triste se posa sur ses lèvres. Elle n’avait pas envie de reprendre ses divagations et discussions. Aellia n’était pas le genre de personnes qui aimaient facilement parler. Elle préférait se taire et écouter pour apprendre et comprendre. Pourtant là…

« Seuls les idiots ne reviennent pas sur leur décision. Je ne doute pas que tu ais réfléchis longtemps à ta décision, mais tu ne peux pas dire irrévocablement que tu ne reviendras jamais sur cette parole. Comme tu ne peux pas t’affirmer faible ou je ne sais quoi d’autre… Je t’avouerais d’ailleurs que je suis encore troublée, à cet instant, par ma découverte… Tu ose te dire faible alors que tu peux tenir un combat contre des monstres dotés de talents spéciales alors que tu es atteinte de cécité ? Tu ose me dire ça, alors que tu es plus forte que moi ? Sans mes yeux, je meurs au premier combat. Sans tes yeux, tu peux repousser et battre des akumas. »

Au fur et à mesure de ses mots, la voix de la jeune fille avait enflé, jusqu’à devenir un grondement coléreux d’un animal frustré. C’était ca. Elle était ca. Frustrée et inquiète. Elle n’aimait pas ses propres faiblesses. Elle n’aimait pas être dépasser. Mais pis encore, elle ne supportait que l’on se dévalorise ainsi. Comment Alicia pouvait-elle penser qu’elle était faible ?!

« Tu es faible ? Foutaise ! C’est juste un argument pour te voiler la face et justifier ta propre lâcheté ! »

Colère froide. La voix d’Aellia se termina sèchement. Elle finissait de désinfecté la plaie correctement. Essuyant légèrement sa peau avec une des serviettes, elle chercha une compresse qu’elle déposa sur la blessure encore sanguinolente et fit un bandage bien serrés pour stopper l’hémorragie et maintenant les muscles. Prenant son temps sur son travail, elle tenta de calmer la colère qui grandissait en elle.

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MessageSujet: Re: Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]   Mer 20 Oct - 15:26

« Dans ton monde, le fou est celui qui ne te comprend pas. Dans mon monde, c’est moi le fou. »


« C’est vrai…J’ai un peu de mal à me comprendre. »

-Aïe !

Couchée sur le lit de la chambre d’hôtel d’Aellia, Alicia tentait de retenir un hurlement de douleur. La jeune fille qui ne devrait avoir pour rôle que de lui tenir compagnie s’était décidée à s’occuper de sa jambe. Et sans lui laisser le temps de répondre à sa demande, elle arracha son pantalon d’un geste sec. Quelque goutte de sueur tombait sur le drap. C’est que ça faisait vachement mal !

« Si tu crois que je vais laisser passer ça… »

Tranquillement, Aellia s’occupa de sa blessure, sans prendre gare aux souffrances qu’elle réveillait en Alicia. Mais, par chance, la jeune exorciste avait apprit à se contrôler la dessus. Ne rien ressentir des blessures physiques. Sauf qu’elle n’avait jamais vraiment réussis. C’était juste plus facile de penser à autre chose quand on savait qu’on n’était pas en danger de mort. Et cette chambre d’hôtel, même lugubre, était l’endroit rêvé pour tout les stressés de la vie.

-Seuls les idiots ne reviennent pas sur leur décision, lança Aellia, rompant ainsi le silence pourtant agréable de la salle.

« Qu’est-ce qui te fait dire que je n’en suis pas une ? »

-Je ne doute pas que tu ais réfléchis longtemps à ta décision, continua la jeune fille, mais tu ne peux pas dire irrévocablement que tu ne reviendras jamais sur cette parole. Comme tu ne peux pas t’affirmer faible ou je ne sais quoi d’autre…

Elle soupira, et ferma les yeux. Les mains toujours derrière sa nuque, elle songea à l’orphelinat qu’elle avait quitté un peu trop tôt. Oui, d’accord, elle ferait mieux d’écouter, mais comment rester concentré alors qu’on a des mains inconnues qui trafiquent la chair de sa jambe ? Elle préférait sortir son esprit de cette chambre, et penser à n’importe quoi sauf à Aellia ou sa jambe.

Cependant, l’image de l’orphelinat fut effacée par l’insinuation de la jeune fille. Comment ça, elle ne pouvait pas dire avec assurance, et sans rien regretter, qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision ? Ca aurait été pour une autre affaire, peut-être qu’elle lui aurait donné raison, mais pas pour celle-ci. Elle ne doit pas rompre les promesses qu’elle faites.

-Je t’avouerais d’ailleurs que je suis encore troublée, à cet instant, par ma découverte… Tu ose te dire faible alors que tu peux tenir un combat contre des monstres dotés de talents spéciaux alors que tu es atteinte de cécité ? Tu ose me dire ça, alors que tu es plus forte que moi ? Sans mes yeux, je meurs au premier combat. Sans tes yeux, tu peux repousser et battre des akumas.

Elle grommela. C’était débile. Totalement débile. On apprend à vivre. Si les hommes étaient nés sans yeux, elle ne serait plus aussi étrange qu’elle ne pouvait le paraître. Et, imaginons un instant qu’elle retrouve la vue. Elle ne pourrait plus jamais être comme avant. Un homme apprivoise tout, y comprit son corps. S’il change, il doit changer sa technique pour le contrôler. Sa force équivalait celle d’Aellia dans les deux cas. Si elle retrouvait la vue, elle ne serait pas plus puissante que maintenant. Elle applique juste des techniques misent au point pour sa cécité, et rien d’autre.

-Tu es faible ? Foutaise ! C’est juste un argument pour te voiler la face et justifier ta propre lâcheté ! s’exclama Aellia sur un ton qui se rapprochait plus de la colère que de celui qu’elle avait d’habitude.

« Oui, je suis lâche. C’est vrai. Mais je ne vais pas me changer parce que tu me le dis. »

Elle serra un peu trop fort le bandage qu’elle mettait autour de sa jambe, et Alicia étouffa une exclamation de surprise. Elle se redressa d’un coup, les yeux grands ouverts. Même si cela ne servait à rien.

-Ca va pas ? s’exclama-t-elle en retour.

Elle massa sa jambe, et soupira. Elle formula un vague remercîment, tout de même. Mieux valait ne pas se la mettre à dos. Elle l’avait aidé, et elle lui devait bien ça. Et, par ailleurs, hormis ce dernier coup qui symbolisait aussi bien sa colère que sa fatigue, elle s’était plutôt pas mal débrouiller pour lui rafistoler la jambe. Elle la laissa terminer, la remercia pour de bon, et, avec une grimace de douleur, se mit assise sur le lit pour laisser de la place à sa propriétaire.

Puis, assise en tailleur, elle posa sa tête contre le mur derrière elle, et referma les yeux.

-Et alors ? lança-t-elle d’une voix blasée. Qu’est-ce que ça peut bien faire que je sois aveugle ? D’ailleurs, ne soit pas tant en colère, si tu voulais savoir, tu n’avais qu’à lire le dossier. Je m’en fiche que tu sache des trucs sur moi.

Elle croisa les bras derrière sa nuque, décontractée. La fatigue la gagnait rapidement, mais elle la refoula, de peur qu’Aellia ne tente quoi que se soit pendant son sommeil, et qu’elle se réveil dans une des chambres de la congrégation. Il valait mieux être méfiant, même si la jeune fille était de bonne compagnie. C’est ce que Gabriel lui répétait toujours. « Ne jamais accorder sa confiance en quelqu’un qui peut te tuer, mais la donner à celui qui te protégeras ».

-En fait, je t’ai menti, ajouta-t-elle en souriant. L’idée de rejoindre l’ordre des exorcistes ne m’avait jamais effleurée avant que tu n’arrive. Mais je n’ai pas besoin d’y réfléchir pour savoir qu’en ce moment même, tout ce que je veux, c’est jouer au chevalier solitaire.

Elle ouvrit un œil, et chercha dans l’ombre le regard pesant de la jeune fille. C’était un moyen, pour elle, de signifier qu’elle était toujours là, qu’il ne fallait pas oublier sa présence. Elle avait peut-être l’air fragile, légèrement ennuyante, et surtout, incroyablement hypocrite, elle préférait que les gens ne l’ignore pas.

-Cherche pas d’arguments, ma vieille, lança-t-elle. Je préfère que rien ne change. Tu es avec les exorcistes, je suis seule. Tu combats pour les exorcistes, je me bats pour ne pas oublier que j’ai gâché cinq ans de ma vie à apprendre à combattre. Tu as un but dans la vie, j’ai le mien. Je n’ai rien à faire avec vous. Je suis une mercenaire. Pas une exorciste.

Elle respira une grande bouffée d’air et expira longuement. Peu à peu, elle sentait de nouveau sa jambe, qui était devenue l’empire des fourmillements peu après l’opération d’Aellia. Elle esquissa un petit sourire, résistant à la fatigue. Dans sa tête, une étrange chanson résonnait, comme pour la tenir éveillée. Ca aurait paru tout à fait normal, si cette chanson ne lui rappellerait pas tant de mauvais souvenirs. Les chansons de son enfances étaient bonnes à oubliées.

-Mais dis-moi…Qu’est-ce qu’il te motive donc à être là-bas ? Tu crois à leur salade, ou ils t’on promit une belle récompense en échange de quelques services ?

Elle eut un sourire en coin. Si Aellia était énervée, elle n’allait certainement pas se retenir là-dessus. C’était pitoyable, mais en ce moment même, la seule défense d’Alicia consistait à provoquer Aellia. Si elle se mettait en colère, au moins, elle ne pourrait pas lui faire de mal. Du moins, pas moralement.

« Pourquoi faut-il toujours que je cherche le mal ? »
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Désobéissance ou Liberté ? [Pv Aliciia]

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