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 Alicia Evrard

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Alicia Evrard

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Féminin Messages : 64
Age : 25
Localisation : Au pays des merveilles 8)


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Age: 18 ans
Arme/ Pouvoir : Apstartos
Relation:

MessageSujet: Alicia Evrard   Sam 11 Sep - 14:02

Biographie

Evrard Alicia

Surnom : /
Age : 18 ans
Date de Naissance : 08 Octobre
Sexe : Feminin
Sexualité : Hétérosexuel
Origine : Grecque-Américaine


Spécificité
Groupe : Exorciste

Pouvoir / Innocence :
Il s’agit de deux épées, l’une se nommant Anasa, ce qui signifie « souffle » en ancien grec, et qui est une longue et fine lame aussi blanche que la neige, à un seul tranchant ; et l’autre s’appelle Skouros, ce qui veut dire « obscure » dans le même langage. Cette dernière épée est coupée en son cœur pour se séparer en deux lames symétriques, l’une d’un gris métallique, et l’autre noire brillant, et qui se rejoignent en leur extrémité. Elle est destinée pour les parades et les coups fatals, et est plus courte, et plus lourde qu’Anasa, qui est pratique pour les coups d’estocs. Elles renferment, à elles d’eux, l’innocence d’Alicia. C’est une innocence spécial, du type équipement, qui à été coupé en deux pour permettre à Alicia de combattre plus facilement, même avec son handicap.

Niveau 0 :
L’arme reste deux épées sans particularités, qui ne servent qu’au corps à corps. Elles sont néanmoins pratiques du fait qu’elles offrent une excellente protection, comparé à un guerrier qui n’utilise qu’une seule épée, ce qui est un réel atout, dans le cas d’Alicia. Elles sont plutôt solide, faites dans un métal qui mélange acier et différent type de fer, mais ont le défaut de ne pas être équilibré au niveau du poids, ce qui empêche Alicia d’avoir un parfait équilibre. C’est pourquoi Anasa, qui est la plus légère des deux, est tenu dans la main droite, pour attaquer plus facilement, et avec une force plus élevée, et Skouros se tient dans la main gauche, pour parfaire la défense, et éviter les coups-bas.

Niveau 1 :
Les épées deviennent sensibles à la chaleur, et peuvent changent de température selon ce qu’elles touchent, ou selon l’environnement dans laquelle elles se trouvent, et ainsi la transmettent à Alicia, ce qui lui permet de se battre en suivant la chaleur que ses armes lui transfèrent. Plus elle ressent la chaleur, plus la cible est proche. Ainsi, même aveugle, elle peut suivre son adversaire plus facilement qu’en le suivant des oreilles. Mais cela ne l’empêche pas d’éviter certain obstacle de la nature, et son équilibre lui fait défaut, encore et toujours. Elle ne peut prévoir ses déplacements, et joue beaucoup sur le hasard en marchant. En combat, elle ne compte que sur son ouïe et sur le toucher pour s’en sortir, et même si la chaleur d’un corps humain est facilement perceptible, elle ne peut lui donner de forme avec précision, et joue sur le hasard. Cependant, grâce à la température qu’elle ressent autour d’elle avec ses deux épées, elle parvient à mieux prévoir les attaques de son adversaire, et elle peut plus facilement utiliser des techniques qui lui sont inaccessibles dans son état normal. Sa précision augmente fortement, ainsi que, de ce fait, sa force. Plus le coup est précis, plus il est puissant.

Niveau 2 :
Les bandages qui sont attachés sur le manche de chacune des deux armes s’enroulent autour des poignets d’Alicia et se lient à elle, de façon à ce qu’elle fusionne avec son innocence. Ainsi, elle peut passer outre son handicap, et ressentir les formes autour d’elle. C’est comme si Anasa et Skouros devenait ses yeux. Elle parvient à mieux les contrôler, comme si elles n’étaient qu’un prolongement de ses bras. La précision augmente largement, ainsi que sa vitesse d’attaque et sa défense, puisqu’elle peut mieux ressentir les alentours. Cependant, elle manque cruellement d’équilibre, du fait qu’elle ne fait que ressentir le contexte, et ne voit rien du tout, sinon les ténèbres autour d’elle.

Niveau 3 :
Ses deux épées sont capables de fusionner et se regrouper sous une seule lame, qui se nomme Apstartos (« Eternel », en grec ancien). C’est une épée longue – d’au moins un mètre vingt – qui n’a qu’un seul tranchant, et qui est fendu au milieu, et jusqu’à la pointe. La première partie, celle du côté du plat, est noire, et remplie de gravure, et l’autre, le tranchant, est plus blanc que le plus pur des aciers, et est aussi solide que du diamant. L’épée est relié a Alicia par une chaine qui s’enroule autour de son bras jusqu’à son épaule, pour disparaître ensuite dans sa chair. Cette relation permet à Alicia de voir autour d’elle des formes plus ou moins dessinées, en noir et blanc. Sa vision n’est cependant pas parfaite, mais elle peut distinguer les alentours grâce aux sources de chaleur perceptible dans l’air. Sa force d’attaque n’augmente pas, si ce n’est le fait qu’Apstartos vaut les deux épées dont elle prend l’identité, et sa vitesse baisse légèrement, car l’épée est beaucoup plus lourde qu’elle ne devrait être. Mais, en revanche, puisqu’elle a une meilleure visibilité, sa défense augmente en flèche, ainsi que sa précision.


Maladie :
Alicia est aveugle, depuis le jour de son accident. Son handicap joue fortement sur les combats qu’elle mène, et elle ne peut faire confiance à rien. Le fait qu’elle soit aveugle l’éloigne aussi beaucoup des autres, du fait qu’elle se sent à part, et aussi que personne ne lui accorde l’attention qu’on accorde à un humain normalement constitué. On ne la voit que comme une handicapée, ce qui la met souvent hors d’elle.


Don :
Le fait qu’elle soit aveugle a permis à Alicia d’accroître ses autres sens. Son ouïe s’est largement développée, et est devenu son sens principal, avec le toucher. Ce dernier, extrêmement intense et développé comme ceux d’un animal sauvage, et la seule chose qui la raccorde à son environnement, lorsqu’elle est seule, éloignée par la haine et le dégoût qu’elle porte aux autres. De plus, comme les animaux, elle a pu développer un sixième sens, qui lui permet de ressentir les formes autours d’elle, même si ce n’est que de l’approximatif.


Autre :
Son handicap la rapproche beaucoup de l’état sauvage, et elle se joint volontiers à Mère Nature pour de longue période de méditation solitaire, qu’elle n’échangerait pour rien au monde. Ne pouvait rien faire d’autre qu’écouter les sons du silence, et les vibrations des cœurs des êtres vivants, même ceux se trouvant à plusieurs mètres de là, elle restait assise des heures durant, adossée contre un arbre, sans bouger, ni parler. Le silence n’était que la seule source de repos où elle trouvait un réel bonheur.
Elle parle couramment l’Anglais – sa langue d’origine – et le Français, étant la langue principale après la sienne. Mais, étant très renfermée, elle n’a pas cherché à apprendre d’autres langues tout aussi utile que l’Anglais, comme le Japonais, ou l’Espagnol, et ne fait pas preuve d’une grande connaissance en ce qui concerne la culture générale, et ne croit qu’en sa détermination – elle a abandonné depuis toujours l’idée d’avoir une religion, comme le voulait sa mère.


Histoire

" On oublie quelquefois le mal que l'on a souffert, jamais celui que l'on a fait. "
Avâdanas


« Mon existence était, dès le début, voué à l’échec. Ma mère a insistée pour que je le comprenne. »

On raconte que le monde, pour honorer la présence des Humains, leur aurait fait faire le pacte de ne jamais chercher à percer le mystère qui plane sur ses secrets enfouis. Mais s’il y a bien une chose pour laquelle les humains sont doués, c’est chercher à comprendre pour juger. Pour le mal ou pour le bien, ils sont prêts à tout pour faire éclater la vérité, même si elle signifie leur mort. C’est l’erreur humaine. Et si elle n’existait pas, la douleur ne pourrait se trouver un sens. Et Alicia n’aurait jamais perdu une partie d’elle-même.

L’amour, d’après tout les philosophes ayant mit le pied sur ce monde, serait le plus beau des sentiments, et dépasserait même le cap des émotions, en devenant une partie intégrante de l’être. Nécessaire, indispensable, sauveur. Il serait comme le remède aux malheurs de ce monde déchainé qui nous prouve chaque jours que la vie ne vaut pas mieux que ce qu’elle peut apporter, c'est-à-dire, la souffrance de survivre. Y échapper serait pourtant une solution à beaucoup de problème. Mais ce n’est pas possible. Parce que l’être humain est destiné à souffrir.


Ariane, jeune fille grecque, n’a pas échappé aux règles de l’amour. Belle, jeune, souriante et curieuse, elle avait quitté très tôt son pays natal – la Grèce – pour partir faire des études de médecine en France. Elle obtint très facilement son diplôme, et réussi à décrocher un poste dans un hôpital, plutôt modeste, mais qui avait besoin de médecin. La vie lui réussissait, et c’était pour son plus grand plaisir. Cependant, même si un sourire éternel restait dessiné sur son fin visage, plus le temps passait, et plus l’envie de retrouver ses origines lui prenaient. C’est ainsi qu’elle retourna en Grèce, abandonnant tout sans d’adieu, et alla retrouver sa demeure familial. Mais, comme si un bonheur ne pouvait être accompagné que d’un malheur, on lui apprit que ses parents étaient décédés peu après son départ. Ce choc la plongea dans une profonde tristesse où elle ne pu s’extirper sans conséquence.
Cependant, elle rencontra un jour, en Grèce, un jeune homme qui se prénommait Jonathan, et qui était venu faire des fouilles dans le coin. Il ne suffit que d’un regard pour que l’un et l’autre tombe éperdument amoureux, durant l’espace d’une nuit que jamais ils ne pourraient oublier. Mais au petit matin, alors que le Soleil n’était même pas encore levé, Jonathan se leva, silencieusement, et sortit de la chambre, trop obsédé par ses recherches archéologique, que par l’amour d’une femme. Lorsqu’Ariane se réveilla, ce matin là, elle ne trouva aucune trace de son amant d’un soir. Jonathan avait disparut de sa vie aussi vite qu’il était arrivé.
Il y a des histoires d’amour qui finissent bien, d’autre mal. Mais, comme pour le vivant, il existe une limite entre ses deux extrémités. Beaucoup de noms lui ont été attribué, comme la lâcheté, ou la peur de vivre. Mais dans le cas d’Arianne, on ne pouvait parler que de malédiction. Dieu avait-il choisit ce jour pour qu’elle tombe entre les mains d’un amour déchu, ou n’était-ce que le fruit d’un hasard ? Pourtant, la suite des événements lui prouvent que rien dans sa vie n’a été fait au hasard, et qu’il existe bien une malédiction qui pèse sur ses épaules…
Encore éprise d’amour pour lui, elle se mit à sa recherche. Elle n’avait que quelques renseignements sur son compte : son nom, et son origine. Il lui avait révélé qu’il était Américain, et avait habité toute son enfance à Chicago. Décidée plus que jamais à le retrouver, Ariane laissa de nouveau sa vie derrière elle pour partir en Amérique où elle pensait trouver son amour perdu, et vivre enfin la vie dont elle rêvait, jeune fille.

De plus, Jonathan lui avait laissait dans son corps un cadeau qu’elle ne pouvait partager seule.

C’est enceinte depuis un mois qu’elle réussit enfin à aller dans le plus riche des continents. Son avion l’amena à Chicago, et elle se mit immédiatement à la recherche de Jonathan, fouillant chaque page des registres. Mais à chaque fois que le prénom « Jonathan » se présentait à elle, jamais ce n’était celui que son cœur recherchait. Elle alla visiter plus d’une trentaine de personne portant le prénom de Jonathan, mais tous leur répétait la même phrase : « vous vous trompez de personne… »
Mais la chance finit par lui sourire, et elle le retrouva enfin. Jonathan Evrard. Sûre et certaine de son identité, elle se présenta chez lui aussitôt, et sonna à sa porte. Mais celui qui lui ouvrit n’était pas celui que son cœur recherchait. Et pire encore, cette personne lui apprit que c’était bel et bien Jonathan Evrard qui résidait en ces lieux, mais qu’il était décédé lors de son voyage de retour dans un malheureux accident d’avion.
Blessée, choquée et en proie avec une tristesse sans pareille, elle sombra dans la folie. Les sept mois qui suivirent furent chargé en émotion. Elle plongea dans une dépression nerveuse, arrêta de s’alimenter, et s’enfonça dans les profondeurs de Chicago pour ne plus jamais en sortir. La mort accrochée à son âme, elle dû pourtant s’efforcer à continuer de vivre, juste pour permettre à son bébé de naître. Et elle pu enfin mettre fin à ses souffrances au mois d’Octobre, où elle accoucha de sa fille en secret, dans un vieil entrepôt, aidé par une infirmière qu’elle connaissait grâce à ses études. Le bébé naquît sans problème . Une petite fille, toute maigre.

« Alicia… » avait murmuré Ariane.

« Alicia » symbolise, selon les légendes grecques, une noble lignée. C’est pour cette raison que la jeune mère n’a pas hésité un instant à l’appeler ainsi. Car pour elle, Alicia ne pouvait avoir de plus noble lignée que celle que lui a transmise son père défunt. De plus, pour apporter un véritable héritage à sa fille, elle lui donna le nom d’Evrard – celui que portait Jonathan – et fit en sorte à ce qu’elle soit reconnue par la famille.
Et c’est grâce à cet héritage qu’Ariane et sa fille purent continuer de vivre sereinement. La grand-mère de Jonathan apprit leur existence, quelques mois après la naissance, et les prirent sous son aile, leur apportant de quoi manger et dormir. Mais Ariane ne réussit cependant pas à supporter le souvenir de Jonathan qui planait autour de cette vieille femme, et s’enfui, laissant le bébé de cinq mois à son arrière grand-mère, qui accepta son rien demander. Pour elle, seul son sang comptait. Sa descendance.
Ariane retourna en Grèce, et y mourut quelques années plus tard, sans plus jamais entendre parler de sa fille. On l’enterra à côté de la tombe de ses parents, et de sa sœur cadette. Et ainsi finit la triste histoire d’une femme qui a tout abandonné pour espérer vivre.


" La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. "
Sénèque


« Tu m’as donné la vie, mais tu m’as volé ma liberté. »

La grand-mère de Jonathan éduqua Alicia pendant douze longues années. Enfouie dans un cocon d’amour et de bonheur, la petite fille vivait une vie parfaite, remplie de joie et de paix. La vieille femme faisait tout pour rendre heureuse sa descendance, on lui offrant une éducation empreinte de sagesse et de respect. Mais comme le temps passait, elle devint rapidement une jeune fille, et la vieille, trouvant que son travail était terminé, elle rendit l’âme, rassurée d’avoir pu laisser un dernier héritage vivant sur ce monde.
Cette mort affecta profondément Alicia, qui n’était encore qu’une gamine. Abandonnée aux mains de Chicago, elle passa deux ans de sa vie à vivre en solitaire. Pour manger, il lui fallait voler de la nourriture, et son lit changeait toutes les nuits, passant de sous un pont à un vieux bâtiment abandonné. Bien sûr, cela ne posait aucun problème aux Américains. Chicago est bien connu pour ses histoires de mafia, et personne ne se mêle jamais de rien. C’est ainsi qu’Alicia a pu vivre tranquillement pendant deux belles années.
Mais, un malheur en amenant toujours un autre, un accident terrible survint. Alicia, qui atteignait l’âge de quatorze ans, s’était réfugiée une nuit de juillet dans un hôtel désaffecté, où se rejoignait souvent tout les orphelins de la ville. Cette année-ci, la canicule fut terrible. Tout le monde souffrait de la chaleur, et beaucoup en était mort de déshydratation. Les orphelins en étaient les premiers touchés. Non protégés, et n’ayant pas assez d’eau pour boire à volonté, beaucoup mourrait de soif. Dix en tout. Il n’en restait que cinq dans cet hôtel. Et l’un deux, sous le coup de la folie, aggravé par la canicule, renversa un bidon d’essence trouvé dans les caves de l’hôtel, fit une dernière prière à un Dieu qui avait été sans pitié avec lui, et alluma une allumette, qu’il lança dans le liquide clair.
Il y eut une explosion. Les flammes rouges s’emparèrent immédiatement du bâtiment, ne laissait aucun recoin de libre, et englouti sous sa chaleur dévorante quatre des orphelins. Alicia, qui était la plus âgées de tous, avait eut le reflexe de se diriger vers une fenêtre. La pièce où elle se trouvait était au quatrième étage, et donnait sur l’arrière de l’hôtel. Mais elle n’avait pas le choix. Elle sauta, échappant aux flammes destructrices, mais allant tout droit vers une mort certaine.
Le verre lui coupa en plusieurs endroits la peau, et la chute fut plus longue qu’elle n’aurait dû l’être. Chaque seconde était une épreuve pour Alicia. La jeune fille savait qu’elle échappait à un piège pour se rendre droit dans la gueule du loup. Mais sous le coup du désespoir, que pouvait-elle faire d’autre ? Peut-être était-ce uniquement pour l’honneur qu’elle s’était élancée dans le vide…
Cependant, la chance lui sourit tout de même. Elle tomba sur un entassement de vieilles caisses et autre ordure du même genre. Le matériau, peu solide, amorti beaucoup sa chute. Mais il y avait aussi un barreau de fer qu’elle ne pu éviter. Son corps le traversa sans le moindre effort, et elle se retrouva bloquée au sol, une barre de fer enfoncée de part et d’autre son flanc gauche, accompagnée d’une sérieuse blessure à la tête qui l’emmena dans un profond sommeil, qui était peut-être éternel…


Elle se réveilla - si on peut parler de réveil – dans un hôpital, entouré d’infirmière qui lui mettait des bandages un peu partout. L’esprit embrumé, elle sentit une douleur au niveau de ses hanches, et sentit du bout des doigts une blessure profonde qui ne voulait se cicatriser, provoquée par la barre de fer. C’est, du moins, ce qu’on lui avait apprit. Car, bien qu’Alicia ait ouvert les yeux ce jour là, ce qu’elle vit aurait pu achever sa conscience qui était déjà aux limites de la folie. Il n’y avait que des les ténèbres noires et glaçantes autour d’elle. Le noir complet.
Le néant.
Elle était devenue aveugle.


" La plupart des hommes emploient la première partie de leur vie à rendre l'autre moitié misérable. "
La Bruyère


« Comment faire pour retrouver ce que j’ai perdu, ce jour là, alors que rien de ce qui existe en ce monde n’a autant de valeur ? »

Voir le néant lorsqu’on se réveille peut porter à confusion. Alicia à eut beaucoup de mal à comprendre qu’elle était toujours en vie, et non morte. Pourtant, quelque part, elle aurait préfère que la Mort l’accueil dans ses bras, plutôt que de la laisser vivre encore quelques années, avec une partie d’elle-même détruite. Dieu lui avait donné la vie, et avait, aujourd’hui, décidé de la punir en lui reprenant la vue. Mais pour la punir de quoi ?
Qu’avait-elle fait pour être punie par celui qu’elle avait apprit à respecter ?
Cette question la hanta longtemps. Depuis ce jour où elle perdit la vue, jusqu’à bien après que l’on la renvoie en Grèce, sa véritable demeure. Sa vie à Chicago devait être effacée. Elle n’était pas enfant d’Amérique, et elle devait partir. Sa deuxième punition, en quelque sorte. Si on ne comptait pas le fait qu’elle ait déjà été abandonnée. Ainsi, elle du commencer sa nouvelle vie en Grèce, avec tout à apprendre. Ayant perdu la vue, plus rien ne pouvait être comme avant. Tout allait changer dans sa vie, elle le savait, et l’acceptait sans rien dire. Car elle n’avait pas le choix. Elle n’avait jamais eut le choix.
On la plaça dans un foyer pour aveugle, où elle apprit à lire le braille, et plusieurs manie qu’on les aveugles pour s’en sortir dans la vie de tout les jours. Mais la vie ne fut pas aussi simple. Tout d’abord, se sentant réduite, elle restait beaucoup enfermée sur elle-même, à attendre que la Mort vienne la chercher. Puis, elle s’arrêta de s’alimenter, et on dû la nourrir de force. Et peu à peu, elle perdit le goût de parler. Comme si perdre la vue n’était pas déjà assez.
Elle se sentait à part, comme si son histoire, qui est pourtant peu banale, la rendait différente des autres. Elle s’exilait, comptant les secondes dans un silence noir. Elle voulait oublier son passé, et aussi, si c’était possible, oublier de vivre. Mais comme pour la faire souffrir un peu plus, Dieu ne lui autorisa pas à venir la rejoindre. Sa grève de la faim ne l’amena qu’à des maladies qui aggravaient son état, la rendant un peu plus faible à chaque fois, et son inactivité ne la rendit que plus maigre et plus fragile. Rien ne lui donna cette mort qu’elle cherchait. Comme toujours, elle n’avait pas le choix. Elle devait vivre dans un corps qu’elle détestait, pour un avenir qu’elle maudissait.
Seulement, il y avait une part de justice dans sa pauvreté. Même si, pour elle, elle ne pouvait appeler cela une justice, tant elle trouvait cette nouvelle vie haïssable.
Un jour, un homme habillé en noir vint la chercher dans le centre pour aveugle. Il lui demanda de le suivre, en échange d’une nouvelle identité. Sceptique, Alicia refusa, et s’enferma dans sa chambre, pour qu’on la laisse enfin tranquille. Mais l’homme attendit devant la porte, sans bouger ni rien dire, pendant une nuit entière. Alicia, qui avait l’ouïe beaucoup plus développé depuis l’accident, entendit le son de sa respiration toute la nuit. Cet homme était réellement décidé à l’emmener avec elle. Et cette détermination illumina quelque chose qui s’était éteint depuis longtemps en Alicia. C’est pourquoi, au petit matin, elle ouvrit la porte, prit la main de l’homme, et le suivit.


Il s’appelait Gabriel, comme l’ange de Dieu, et l’emmena de part et d’autre le monde, durant une année entière. Il n’avait aucune raison, et ne lui expliquait jamais pourquoi il la faisait voyager ainsi. Il lui demandait juste de le suivre, encore et toujours. Et elle le faisait sans rien demander, lui offrant une confiance aveugle, si elle pouvait utiliser cette expression.
Elle alla en Afrique, dans le Sahara, fit un détour au Japon, et en Chine, alla à l’autre bout du monde, au Brésil, en Russie, et même en France, pays où sa mère a vécue de longues années de bonheurs. Et à chaque fois qu’elle en demandait le but, Gabriel lui répondait :

« Je construis ton histoire. »

Réponse encore plus énigmatique que sa personnalité. Elle ne connaissait rien de lui, et n’avait même pas le droit de le toucher pour se l’imaginer mentalement. Cependant, elle finit par comprendre le réel but de ces voyages. Gabriel voulait qu’elle connaisse chaque pays, sa position, qu’elle prenne des repères, pour pouvoir passer outre son handicap, et qu’elle puisse revenir partout, aussi souvent que cela l’enchantait. C’était efficace. Ils faisaient le voyage à pied, ou à cheval, mais cela ne l’empêchait pas de se dessiner rapidement une carte dans son esprit. Long, mais sûr. C’était un moyen pour elle d’être autonome, sur ce monde. D’être libre de ses mouvements, en quelques sortes.
Pendant ces longs voyagent, il lui racontait souvent d’étrange histoire, qui mettrait en scène des personnages totalement fantastique, qui se nommeraient « Akumas », et qui serait contrôler par un homme appelé « le Comte ». Il lui parlait aussi d’exorciste qui serait ici pour détruire les Akumas, des êtres maléfiques, pour les libérer d’une prison éternel. Il y avait aussi les innocences, qui étaient en quelques sortes des armes servant à libérer les Akumas. Ces histoires, bien qu’elles soient totalement irréaliste, plaisait beaucoup à la jeune fille, et en redemandait souvent. C’était un peu comme un conte qu’elle aimait entendre pour rêver.
Mais, il y avait tout de même une question qui restait présente dans son esprit. Pourquoi prenait-il de son temps pour qu’elle connaisse la position des pays par cœur, même sans les voir, et pourquoi lui racontait-il ce genre d’histoire ?
Elle n’obtint jamais de réponse, mais eut l’honneur de continuer son voyage vers un pays qu’elle ne voulait surtout pas revoir. Gabriel parlait de l’emmener en Amérique, plus précisément à Chicago, pour qu’elle « retrouve ce qu’elle a perdu », mais des souvenirs affreux rejaillirent dans l’esprit d’Alicia, qui refusa de continuer le voyage. Mais elle n’eut pas le choix, encore une fois. Gabriel l’emmena, contre sa volonté. Mais aveugle, que pouvait-elle faire ? S’enfuir ? Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus rien faire.
Et c’est ainsi qu’elle retourna dans la ville du chaos, celle qui lui avait prise ses yeux pour la réduire à l’état de simple humaine. La ville du diable, qui lui avait prit une partie d’elle, pour la laisser seule, et silencieuse. Elle avait l’impression de rompre une promesse, en venant ici. Comme si un être à l’intérieur d’elle la mettait en garde, et la suppliait de partir, sous peine d’autres punitions. Mais Gabriel ne laissa pas le doute s’immiscer en elle, et elle dû le suivre, jusqu’ à cet hôtel qui avait été une malédiction pour elle et son avenir.
Là, Gabriel lui donna la barre de fer qui l’avait transpercée lors de sa chute, et qui avait laissé une cicatrice parfaitement visible, et hideuse, sur son côté gauche. Elle la prit dans les mains, dégoutée, et la caressa du bout des doigts, pour connaître un peu mieux l’arme qui avait manqué de lui ôter la vie. Elle frôla le milieu, et sentit la barre, normalement aussi solide que l’acier dans lequel elle était fabriqué, se casser en deux parties, pas tout à fait équitable. L’une était plus longue que l’autre, mais aussi plus légère. Et plus étrange encore, elle sentit la chaleur d’un corps sous ses doigts.

« C’est une innocence, lui avait dit Gabriel. La tienne. Celle qui t’a rendu comme tu es, et celle qui te rendra comme ce que tu étais. »


" La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité. "

Alfred de Musset


« Une nouvelle force m’avait envahit lorsque je l’ais ait touché, mais je ne pouvais m’empêcher de les détester. »

L’épine de la rose d’Alicia, c’était son innocence. L’arme de Dieu, comme le disait Gabriel. Elle était devenue l’arme de Dieu. Sans même le vouloir. Sans même avoir le choix. Elle était devenu soldat d’une entité divine qu’elle ne pouvait supporter, depuis qu’elle avait dû subir la vie qu’elle avait mené jusque là.
Elle était soldat de Dieu.
Et elle le prenait comme un moyen de se pardonner d’être devenue aveugle. Mais cela, elle n’arrivait pas à l’accepter. Dieu pouvait faire ce qu’elle voulait d’elle, jamais elle ne pourrait comprendre quelque chose en qui elle ne croyait pas. Les humains avaient le droit d’être croyant. Elle aussi. C’est d’ailleurs le seul choix qu’elle avait eut le droit de faire, avant. Et bien sûr, elle avait refusée. Mais maintenant, alors qu’on lui remettait entre ses mains son innocence, ce choix lui avait été enlevé, et elle était devenue soldat de Dieu.
A partir des deux barres qui abritaient l’innocence, Gabriel avait forgé deux épées. L’une était longue, fine et aussi blanche que l’éclat d’un diamant pur, et s’appelait Anasa, et l’autre était plus lourde, et plus courte, scindée en deux parties symétriques, l’une grise, l’autre noire. Son nom était Skouros.
Deux épées maudites
Deux épées qui donnaient l’impression d’avoir une nouvelle indépendance à Alicia. Et ce serait merveilleux, si elle ne portait pas un sentiment de haine profonde à leur égard. Elles étaient responsables de son aveuglement, et aujourd’hui, elle devait les porter comme une arme pour satisfaire un Dieu qui la refuse depuis toujours. N’avait-elle pas déjà été assez punie ?
Suite à cela, Gabriel tomba gravement malade. Comme si le fait qu’elle ait obtenue les deux épées soient le déclencheur de sa maladie. Mais quel que soit les raisons, il s’avéra qu’aucun remède n’existait, et que ses jours étaient compté. Elle l’emmena dans un endroit où elle allait fréquemment, lorsqu’elle vivait encore à Chicago. Il s’agissait d’un vieil entrepôt qui se situait sur l’un des quais de la ville. Là, elle le fit s’allonger sur l’un des vieux lits, et c’est en ce lieu délabré qu’il expira son dernier souffle, avant de demander une dernière faveur à Alicia. Pour la première et dernière fois, il lui demanda de toucher son visage, pour enfin le découvrir. Ce qu’elle fit, les larmes coulant le long de ses joues. Et ce qu’elle découvrit éveilla en elle un sentiment étrange.
Gabriel était un Akuma. Un Akuma Modifié, pour être plus précis. Apparemment, il avait été créé par un maréchal dont elle ne connaissait rien, et s’était donné la mission sacrée de l’entrainer dans le cercle des exorcistes, ce qu’elle était devenue grâce à lui. Un Akuma qui ressemblait beaucoup à un humain, et qui en avait le cœur. Et sa maladie pouvait facilement s’expliquer, à présent. L’innocence d’Alicia influait sur sa santé. Et le fait qu’il l’ait directement touché, pour en construire deux épées à dû provoquer chez lui cette maladie mortelle.
Son dernier souffle se termina par cette phrase, qui restera toujours gravée dans la mémoire d’Alicia. Une main sur le cœur de la jeune fille, il lui avait murmuré :

« Peut importe le fait qu’on me retire la vie, tant que je peux continuer à avancer dans ton cœur… »

Puis, pour être sûre que son âme soit libre et qu’elle repose en paix, Alicia lui enfonça dans son cœur les deux épées, faites de ses mains. Et la vie de Gabriel prit fin à cet instant.

Alicia, suite aux vœux de Gabriel, se rendit en Angleterre, ou, d’après son ange gardien, s’était établi l’ordre des exorcistes. Anasa et Skouros accrochées dans son dos, elle traversa de nouveau l’océan et se rendit dans une contrée inconnue qu’elle eut quelque peu de mal à trouver. Pendant trois ans, elle fit le tour de l’Europe à la recherche d’exorciste, en s’entrainant, par la même occasion à manier ses deux épées. L’année de ses 18 ans, elle finit pas trouver la Tour de la Congrégation, qui abritait les exorcistes, et elle pu enfin mettre fin à son voyage. Elle s’y présenta comme Alicia, l’exorciste aux deux lames.

Et à cet instant précis, Alicia entama sa troisième vie.

" Quand la haine respire le sang, elle ne sait se dissimuler. "
Sénèque



Physique

" On examine avec soin les objets dans les boutiques, mais quand il s'agit des gens, on les juge sur l'apparence. "
Aristippe de Cyrène


Pourquoi vouloir se décrire, lorsque l’on est même plus capable de voir son reflet dans le miroir de l’injustice ? Tout ce qu’Alicia peut voir, c’est ces ténèbres profondes et glaçantes. Le néant, le vide d’un regard, l’oubli d’un souvenir. Un souvenir qui n’aurait jamais dû exister. Ce noir n’aurait jamais dû exister.
Où trouver de la beauté dans un monde de ténèbres ?

Néanmoins, Alicia est une jeune fille âgée de dix-huit ans, et qui a gardée tout au long de ses années l’image d’une petite gamine, habillé salement, et qui paraissait aussi faible qu’une plume de colombe. Comment se décrire, lorsqu’on a que le toucher pour se visualiser ? Tout ce qu’elle peut dire sur son physique, c’est à travers des souvenirs de longues dates. Des yeux gris…Un nez fin…Des cheveux de couleur noir…Une bouche qui a peur de sourire…Pour elle, son physique ne peut se traduire que par des sentiments. Ce qu’elle touche provoque en elle des images, des sensations. C’est vrai, dans un monde d’ombre, ce qui lui reste de plus cher sont les émotions.

Ainsi, Alicia a l’image d’une fine silhouette, découpée dans la nuit, et traversant les ombres qui l’entourent avec fierté, mais difficulté aussi. Elle sent la faiblesse qui trône en elle, depuis toujours. Ses doigts trop maigres, ses muscles qui se fatiguent trop vite…Elle a une apparence maladive, qui ne l’aide pas beaucoup pour vivre. Mais après avoir passé des années à vivre seule, abandonné dans un vieil entrepôt, il fallait s’attendre à voir une maigreur parfaitement lisible. Poser la main sur ses hanches lui donnait toujours des frissons car elle sentait aisément ses côtes, et savait parfaitement que on visage devait être tiré par la faiblesse de son corps.
Elle était fragile et ouverte à toute sorte de maladie, des plus dangereuses aux plus contagieuses. Sa vie, même sans son handicap, était déjà très difficile à supporter. La mort lui conviendrait parfaitement, mais depuis un certain temps, Dieu s’acharnait sur elle, la punissant par n’importe qu’elle moyen pour qu’elle souffre un peu plus chaque jour. Plutôt négatif, pour une guerrière du créateur. Mais cela ne lui avait pas empêché de l’emprisonner sous les chaînes d’une innocence.

Cependant, à chaque fois qu’elle posait les mains sur son visage, elle sentait une peau douce et qui ne portait pas le moindre défaut. C’était d’ailleurs son seul atout. Ses sourcilles étaient fins, bien délimité, ses lèvres n’étaient ni trop petite, ni trop grosse. Non, de ce côté-là, à part les cernes qui devaient se lire sous ses yeux, elle n’avait pas à se plaindre.

Ses doigts étaient longs et fins, et rappelait ceux des dames qui tissaient habillement la soie, dans le temps. C’était le seul contact qu’elle conservait avec le reste du monde. Sa vision se limitait à ces doigts, qui lui permettaient de vivre un peu près correctement.

Par ailleurs, ses sens s’étaient formidablement développés, depuis l’accident. Son ouïe était presque devenue illimitée, et son toucher était tellement sensible qu’elle sentait même le vent souffler entre ses doigts par un temps de canicule. C’était le seul cadeau du ciel auquel elle avait eut le droit, à vrai dire, et c’est pourquoi elle y tenait grandement. Si on venait à lui enlever encore quelque chose, elle ne pourrait le supporter très longtemps. Elle avait enfin réussi à se faire à l’idée que jamais plus elle ne reverrait le moindre sourire, ou la moindre larme, alors il fallait absolument qu’elle conserve tout ses autres sens.

D’après ses souvenirs, ses yeux étaient gris. Froid, et distant. Il n’inspirait aucune sagesse, ni confiance. Il reflétait juste l’amertume qu’Alicia ressentait vis-à-vis de ce monde qui lui a privé d’un de ses biens les plus précieux. Des yeux qui n’auraient jamais dû être aveugle, mais qui ont pourtant été volé par un Dieu qui n’avait aucune pitié. Un regard froid qui lui valait le titre de monstres d’un autre monde.

Elle se souvenait aussi d’une chevelure noire, lisse, qui tombait sur ses épaules depuis toujours. Une coupe pas vraiment bien entretenue, mais qui était tout de même acceptable. Elle avait juste eut la folie de se couper une mèche, qui tombe légèrement sur ses yeux. Un grain de folie dont elle ne peut même pas profiter. Que la vie est pathétique.
Du côté de ses vêtements, elle ne cherchait pas très loin non plus. Son activité voulait qu’elle porte une tenue qui la gêne peu dans ses mouvements, pour qu’elle puisse se déplacer rapidement, et dans le silence le plus complet. En général, elle portait une simple tunique noire, qui descendait jusque la moitié de ses cuisse, coupé de chaque côté, comme si c’était deux bout de tissu qu’on avait simplement attachés. Une ceinture séparait le haut du bas, et maintenait un pantalon large, noir comme le reste, qui donnait un peu un genre de rebelle. Il tombait sur des bottes noires, lacé parfaitement. Parfois, mais plus rarement, elle mettait des gants en cuir brun, pour manier plus facilement ses deux épées, ou Apstartos.

Cependant, le fait de les avoir aux mains réduisait son sens du toucher. C’est pourquoi elle ne réservait ces gants que pour les cas exceptionnel, où le combat est si long que la peau de ses mains commence à s’arracher à force de tenir serré ses deux lames.

Sa démarche était silencieuse et souple. Il n’était pas difficile de s’imaginer qu’une aveugle doit obligatoirement avoir un équilibre plus que parfait, et une souplesse sans égal, car, un obstacle est toujours à éviter, et sans le voir, la tâche n’est que plus difficile. Elle a pour habitude de marcher doucement, et la tête bien levé, comme si sa vue n’avait jamais disparut. Juste pour mieux ressentir les obstacles, et mieux les appréhender. Il fallait qu’elle ait totalement confiance en ses gestes. Et le mieux pour avoir cette confiance, c’était certainement de la montrer aux autres.

Chose à part, Alicia avait une cicatrice, aussi long que sa main, sur le côté droit. Cicatrice provoquée par la barre de fer qui l’a traversée lors de sa chute, et qui a manquée de la tuer. Barre de fer, qui, par ailleurs, est devenue ce qu’elle déteste le plus en ce monde de haine. Un objet qu’elle tient d’un créateur futile et injuste.

" La beauté du corps, découronnée de celle de l'âme, n'est un ornement que pour les animaux. "
Démocrate



Caractère
" C'est son caractère qui fait à chacun sa destinée. "
Cornelius Nepos


" La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal. "
Confucius


La destinée d’Alicia n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de facile. Tranchant entre la pauvreté d’esprit et la sagesse du mal, elle vit depuis sa naissance dans l’optique d’une vie encore plus terrible que celle qu’elle vit en ce moment. Elle comprend sa douleur, et l’accepte, sans se plaindre. Mais au fond d’elle, elle chercher toujours à trouver plus pauvre qu’elle, plus mal qu’elle, pour se rendre compte que ce monde ne vaut pas mieux que Dieu. Sa haine contre ce créateur est si grande qu’elle en vient maintenant à détester ses créations.

Cependant, cette partie d’elle-même reste clos dans son esprit, torturé par de violent orage de colère et de doute. Sa véritable personnalité recèle des défauts bien plus grands. Pour elle, l’idéal de vie serait de ne plus savoir vivre. Ne plus douter, ne plus s’efforcer de sourire ou de maudire quand l’humeur le permet. Elle se fou de la vie, aussi bien qu’elle se fou de celle des autres. Pour elle, vivre, c’est oublier, sans pardonner.

Elle avance au jour le jour, laissant les secondes l’affaiblir un peu plus à chaque fois. Non pas pour profiter de la vie, qui parait si belle pour plusieurs d’entre nous qui n’ont pas encore compris, mais pour se maudire, et rendre chaque jour aussi douloureux que celui qui le précède. Elle ne veut plus rien avoir à faire avec ce monde, et a décidée, depuis longtemps, d’en ignorer les souffrances. Elle marche sur un chemin qui la fait aller tout droit vers la solitude.

Mais cette solitude est recherchée. Depuis son enfance, Alicia vit dans des lieux inhospitalité, où la mort est omniprésente, et où même le vent n’ose apporter de chaleur humaine. Tel est le sort des orphelins à qui la vie n’a pas sourit. Accompagné de sa conscience qui ne la laisse jamais en paix, elle a, durant une dizaine d’année misérable, voyagé de vieux entrepôts désaffectés en cabane caché au fond de la forêt, de peur que les esprits vengeurs de la nature viennent s’en prendre aux humains. Et même si, parfois, elle était en compagnie d’autres orphelins qui traversaient le même sort qu’elle, jamais elle n’a pu se résoudre à relever la tête et sourire à un être vivant. Car, pour elle, personne n’en vaut la peine.

" Les rivières ne se précipitent pas plus vite dans la mer que les hommes dans l'erreur. "
Voltaire


Oui, la vie d’Alicia était, selon elle et plusieurs personnes qu’elle avait « dérangée », une erreur de la vie. Un monstre de l’humanité. L’humain avait peur des différences, et celle d’Alicia était plus visible qu’on Soleil dans désert. Seulement, pour Alicia, il n’y avait jamais eut de Soleil. Il y avait seulement un désert de noirceur et d’ombre malveillante. Les fantômes de son passé la hante depuis longtemps déjà, et elle doit vivre avec un point sur les épaules. Elle est le pion de Dieu, qui s’amuse, malgré elle, à la déplacer sur les cases pièges de l’échiquier du monde.

Aveuglée par la pauvreté, enterrée sous des tonnes de ressentiment, et attirée par l’extravagance de la solitude, Alicia prend comme erreur chaque fait et geste de l’humanité. Pour elle, le monde aurait dû rester pur, c'est-à-dire sans le souffle empoisonnant d’un humain.

Cependant, elle est peut-être un monstre pour l’humanité, et un poids pour la vie, mais elle est surtout un poignard empoisonné, et aiguisée pour ses ennemis. Elle sait reconnaître le vrai du faux, et à toujours su trancher au bon endroit pour tuer ceux qui l’empêcheront de retrouver le sourire. Son credo est de ne jamais avoir pitié de ceux qui sont incapable de voir. Et dans cette catégorie, il n’y avait pas seulement le comte et ses serviteurs.

" L'aigle vole seul ; ce sont les corbeaux, les choucas et les étourneaux qui vont en groupe. "
J. Webster


La solitude était l’ami d’Alicia. Plongée dans un monde de ténèbres, elle ne ressentait dans son esprit que la présence fugace d’une ombre de solitude. C’était l but d’Alicia. Vivre sa vie pour être seule. Car, c’est dans le silence qu’on entend les plus belles paroles. Puisqu’il ne restait plus que l’ouïe à la jeune fille pour vivre, elle prenait un malin plaisir de s’enfuir au loin, pour écouter les bruits du silence. C’était, en quelque sorte, sa nourriture. Son âme. Elle avait besoin de sentir ce silence autour d’elle. Et le plus beau des silences, c’est lorsqu’on est seul, sans aucun obstacle. Elle se faisait un devoir de rechercher cette solitude pour gouter à ce met précieux.

Il paraît que seuls les fous cherchent le silence, pour se sentir normal. Peut-être était-ce la vérité, même au sujet d’Alicia. On lui avait souvent dit que sa vie ne se résumait qu’à une pure folie de Dieu. Il l’aurait créé dans le seul but de montrer ce qu’il y à de plus horrible en ce monde. C’était exagéré, certes, mais lorsqu’on vit seul, enfermé dans un cocon de ténèbres, on se dit souvent que la vie n’a pas lieu d’être vécu, et que jamais on ne trouvera plus terrible.
C’est pourquoi Alicia cherchait, au-delà de sa solitude, une personne qui portait la même haine qu’elle sur ce monde. Elle n’en avait pas assez de vivre seul, non. C’est juste qu’elle voulait se prouver qu’elle était pathétique de se penser triste et maudite. Mais, avec son handicap, il lui était difficile de comprendre les autres.

D’ailleurs, elle ne cherchait pas à les comprendre. Elle ne les fuyait pas non plus. Elle passait juste à côté d’eux, sans s’en préoccuper.

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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Sam 11 Sep - 14:18

Yeaaaaaaaah Cool

Bienvenue ma Petite Alicia =D

Tu nous as fais là encore du grand art.
C'est parfaitement parfait, comme d'habitude.

VALIDEE !

Je te souhaite de bien t'amuser parmi nous Wink
En cas de soucis, on est la Wink

Merci de ton inscription ♥️

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Alicia Evrard

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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Dim 12 Sep - 16:43

Yeah, merci à vous Cool
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Siobban Wilmen

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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Dim 12 Sep - 20:25

Bienvenuuuuuue x)

Un personnage très intéressant !!! Wink

Lilly a dit tout ce qu'il fallait donc je ne dirait que :

Bon Jeu et que la force soi avec toi What a Face *s'est pas trompé du tout u.u*

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Hâte toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie. Sénèque

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Lun 13 Sep - 18:39

Bienvenue à Toi Est Amuse Toi Bien hihihihihi LoL
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Alicia Evrard

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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Mar 14 Sep - 18:43

Merci à vous tous ;p
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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Mar 14 Sep - 21:11

Bienvenue chère ennemie Cool

Je vois que l'on tente de se reconvertir au grec xD
*Trop tard, ton cas est désespéré mouahahaha _*

*je soooort*

Bon jeu Wink

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Alicia Evrard

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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   Mer 15 Sep - 19:32

le grec, c'est mal, vive le latin What a Face
C'est pour le ridiculiser, que je l'ai mit la dedans Cool
M'enfin, merci quand même x)
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MessageSujet: Re: Alicia Evrard   

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Alicia Evrard

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